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	<title>Antidote Europe</title>
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	<description>Comité scientifique pour une science responsable</description>
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		<title>Implants mammaires PIP : Antidote réfute la conclusion de l&#8217;investigation britannique</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 08:27:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AEADM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Antidote réfute la conclusion de l&#8217;investigation britannique sur le scandale des implants mammaires PIP Dans un article publié le 9 mai dans le Journal of the Royal Society of Medicine, le Dr Victoria Martindale et Andre Ménache expriment leur désaccord<span class="ellipsis">&#8230;</span><div class="read-more"><a href="http://antidote-europe.org/presse/scandale-implants-mammaires-pip/">Lire la suite &#8250;</a></div><!-- end of .read-more --></p><p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/presse/scandale-implants-mammaires-pip/">Implants mammaires PIP : Antidote réfute la conclusion de l&rsquo;investigation britannique</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><b>Antidote réfute la conclusion de l&rsquo;investigation britannique sur le scandale des implants mammaires PIP</b></h2>
<p>Dans un article publié le 9 mai dans le Journal of the Royal Society of Medicine, le Dr Victoria Martindale et Andre Ménache expriment leur désaccord avec l&rsquo;investigation britannique qui conclut à l&rsquo;absence de risque significatif des implants mammaires PIP pour la santé humaine. C&rsquo;était la conclusion annoncée en juin 2012 par un panel réuni pour investiguer sur le scandale de ces implants sous la direction de Sir Bruce Keogh, directeur médical du NHS (Service national de santé britannique). Pour réfuter cette conclusion, les auteurs s&rsquo;appuient sur des études montrant que les implants mammaires PIP contenaient des proportions d&rsquo;un groupe de molécules de petite taille dépassant les normes. L&rsquo;une de ces molécules, appelée D4, a été identifiée comme perturbateur endocrinien. Or, il a été montré que, même à de faibles doses, les perturbateurs endocriniens pouvaient affecter le développement normal des foetus.</p>
<p>André Ménache, co-auteur de l&rsquo;article et directeur d’Antidote Europe, déclare : &laquo;&nbsp;Considérant ces risques connus et le fait que la plupart des femmes recevant des implants mammaires sont en âge de procréer, nous attendrions du Département de la Santé qu&rsquo;il remplisse son devoir de suivi et d&rsquo;investigation approfondie sur ces risques et qu&rsquo;il fournisse une information complète aux patientes.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Les auteurs montrent d&rsquo;autres problèmes, incluant le fait que le rapport fonde ses conclusions sur beaucoup de données animales plutôt que sur l&rsquo;utilisation de méthodologies basées sur l&rsquo;homme et déjà disponibles. &laquo;&nbsp;Ceci est surprenant, étant donné le haut niveau de connaissances sur le génome humain&nbsp;&raquo;, dit André Ménache.</p>
<p>&laquo;&nbsp;De plus, le rapport est incohérent dans sa prise en compte de données animales, acceptant certains résultats et en écartant d&rsquo;autres sans fournir des résultats d&rsquo;études humaines qui pourraient justifier ces choix.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Les auteurs expriment aussi leur préoccupation au sujet de la constitution du panel d&rsquo;experts. Ce panel ne contenait qu&rsquo;un seul toxicologue. &laquo;&nbsp;On attend d&rsquo;un panel formé pour investiguer un scandale de cette nature qu&rsquo;il comprenne plus d&rsquo;un toxicologue&nbsp;&raquo;, dit André Ménache.</p>
<p>André Ménache conclut : &laquo;&nbsp;En nous fondant sur les preuves présentées ici, nous pensons que le scandale des implants mammaires PIP est un exemple de l&rsquo;échec des contrôles qualité et des contrôles réglementaires, auquel il faudrait remédier de toute urgence.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Référence (article complet en anglais)</p>
<p><a href="http://jrs.sagepub.com/content/106/5/173.full" target="_blank">http://jrs.sagepub.com/content/106/5/173.full</a></p>
<p>Contact médias : Andre Ménache 0044-7906-446889</p>
<p><a href="mailto:info@antidote-europe.org">info@antidote-europe.org</a></p>
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		<title>Evaluer les produits cosmétiques sans animaux, et encore ?</title>
		<link>http://antidote-europe.org/presse/evaluer-cosmetiques-sans-animaux-et-encore/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 18:34:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Perpignan, le 26 mars 2013 Réalisant sans doute le ridicule de faire évaluer le risque toxique du rouge à lèvres sur l&#8217;anus de lapin ou sur la joue de hamster, la Commission européenne (CE) cherche depuis 1993 à faire évaluer<span class="ellipsis">&#8230;</span><div class="read-more"><a href="http://antidote-europe.org/presse/evaluer-cosmetiques-sans-animaux-et-encore/">Lire la suite &#8250;</a></div><!-- end of .read-more --></p><p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/presse/evaluer-cosmetiques-sans-animaux-et-encore/">Evaluer les produits cosmétiques sans animaux, et encore ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Perpignan, le 26 mars 2013</em></p>
<p>Réalisant sans doute le ridicule de faire évaluer le risque toxique du rouge à lèvres sur l&rsquo;anus de lapin ou sur la joue de hamster, la Commission européenne (CE) cherche depuis 1993 à faire évaluer les risques toxiques des cosmétiques sans recours à l&rsquo;expérimentation animale. Il faudra attendre 2004 pour une interdiction partielle des tests sur des animaux, 2009 pour l&rsquo;interdiction de tels tests pour les ingrédients, mais avec des dérogations pour des évaluations pourtant fondamentales pour la santé humaine : la toxicité à doses répétées, y compris les allergies et la cancérogenèse, la toxicité pour la reproduction et la toxicocinétique. Ces dérogations devaient prendre fin le 11 mars dernier, mais les groupes d&rsquo;experts sur ces 3 thèmes, nommés par la CE (et dont certains sont en conflit d&rsquo;intérêt sur la question, comme Stuart Creton du NC3R), ont déclaré dès 2010 que les méthodes pour remplacer les animaux ne seraient pas prêtes en 2013, sans préciser de date ultérieure. La CE décide donc de prolonger ces dérogations <i>sine die</i>.</p>
<p>On peut d&rsquo;abord s&rsquo;interroger sur la capacité de ces experts à prédire l&rsquo;impossibilité de lever ces dérogations 3 années à l&rsquo;avance, en dépit des rapides progrès scientifiques dans le domaine depuis deux décennies. Les techniques &laquo;&nbsp;-omiques&nbsp;&raquo; par exemple, capables de surveiller simultanément un grand nombre de paramètres biologiques très divers (état d&rsquo;expression des gènes de la cellule, de l&rsquo;ensemble de ses protéines, des métabolites, etc., voir par exemple les travaux du Netherlands Toxicogenomics Centre), sont depuis plus de 10 ans à même d&rsquo;effectuer les évaluations citées ci-dessus sur des cellules ou des tissus humains, mais il est vrai que la CE n&rsquo;aime pas ces techniques et refuse depuis 7 ans de les valider, alors qu&rsquo;elle dispose d&rsquo;un centre (ECVAM) richement doté et dédié à cette tâche. Est-ce pour cela que les experts nommés par la CE les ignorent ?</p>
<p>La poursuite des tests sur animaux des toxicités &laquo;&nbsp;dérogées&nbsp;&raquo; va simplement faire l&rsquo;impasse sur l&rsquo;évaluation de ces toxicités pour l&rsquo;homme, puisqu&rsquo;il est prouvé qu&rsquo;aucune espèce animale n&rsquo;est un modèle biologique fiable pour une autre. Or, sauf de rares exceptions, ce que nous mettons sur notre peau pénètre profondément dans l&rsquo;organisme, notamment via le circuit sanguin (cf. par exemple les &laquo;&nbsp;patch&nbsp;&raquo; de produits contraceptifs ou d&rsquo;hormonothérapies de substitution). Les produits cosmétiques ne mériteraient-ils pas d&rsquo;être évalués avec la même rigueur que les médicaments ? Leurs effets sur rongeur, poisson zèbre ou ver non seulement ne nous intéressent pas, mais risquent de nous faire accroire à leur innocuité et ces produits pourraient, à terme, se révéler pour nous cancérigènes, reprotoxiques, neurotoxiques, etc. Bien que depuis 2007, la CE admette avoir investi dans cette affaire 238 millions d&rsquo;euros (on aimerait bien avoir plus de détails sur les travaux auxquels cette somme a été affectée), elle impose à présent aux consommateurs le rôle de cobayes et passe outre ses obligations de mettre en oeuvre les méthodes scientifiques d&rsquo;évaluation de ces risques, qui sont à sa disposition.</p>
<p>Les mêmes constats valent pour les produits chimiques en général. Bien que la directive REACH mentionne des méthodes scientifiques d&rsquo;évaluation des risques toxiques des produits chimiques, dont la toxicogénomique, la CE impose l&rsquo;évaluation de ces risques sur des rongeurs. Ces évaluations sont sans intérêt pour l&rsquo;homme, très onéreuses et lentes, incapables d&rsquo;analyser les effets des métabolites, de mélanges, les effets épigénétiques (notamment multigénérationnels), etc.</p>
<p>C&rsquo;est en réalité l&rsquo;ensemble des méthodes d&rsquo;évaluation des risques de santé de l&rsquo;homme, telles que pratiquées par les autorités nationales ou européennes, qui doit être mis en débat, pour avoir enfin une prévention sérieuse, scientifique, dont l&rsquo;absence se répercute de façon massive sur les morbidités et mortalités actuelles, en France et dans l&rsquo;Union européenne.</p>
<p><strong> </strong></p>
<div>
<p><em>Antidote Europe est une association à  but non lucratif, fondée par des scientifiques, pour promouvoir les méthodes modernes de recherche biomédicale et une meilleure prévention en matière de santé humaine.</em></p>
</div>
<div>
<p><em>CONTACT</em></p>
</div>
<div>
<div>
<p><em>Claude Reiss</em><br />
<em>Tel: (0)4 76 36 35 87</em></p>
</div>
</div>
<p><strong>    </strong></p>
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		<item>
		<title>Diane 35 : encore un symptôme d’une réglementation inefficace</title>
		<link>http://antidote-europe.org/presse/diane-35-symptome-reglementation-inefficace/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Feb 2013 16:50:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AEADM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Perpignan, le 7 février 2013.  Antidote Europe félicite les médias qui informent le grand public sur les graves effets secondaires des médicaments. Le Mediator est encore dans les mémoires. Voici maintenant Diane 35. Les effets secondaires, tous médicaments confondus, provoqueraient<span class="ellipsis">&#8230;</span><div class="read-more"><a href="http://antidote-europe.org/presse/diane-35-symptome-reglementation-inefficace/">Lire la suite &#8250;</a></div><!-- end of .read-more --></p><p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/presse/diane-35-symptome-reglementation-inefficace/">Diane 35 : encore un symptôme d’une réglementation inefficace</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Perpignan, le 7 février 2013.  Antidote Europe félicite les médias qui informent le grand public sur les graves effets secondaires des médicaments. Le Mediator est encore dans les mémoires. Voici maintenant Diane 35. Les effets secondaires, tous médicaments confondus, provoqueraient environ 20.000 décès par an en France, toutefois un chiffre exact est difficile à obtenir. Cette estimation doit inciter à poser au moins les questions suivantes : pourquoi les médicaments ont-ils autant d’effets secondaires ? Ne serait-il pas possible de prévoir ces effets ?</p>
<p>Antidote Europe est une association créée par des chercheurs issus du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) oeuvrant pour une meilleure prévention en matière de santé humaine. Ayant mis en oeuvre des méthodes de toxicologie moderne pour tester plusieurs substances chimiques, dont un médicament, nous avons démontré que ces méthodes permettent d‘évaluer de possibles effets toxiques de façon fiable pour l’homme, contrairement aux tests pré-cliniques effectués sur des animaux.</p>
<p>En France, même quand la dangerosité d’un médicament est indiscutablement établie, il faut encore attendre des décennies pour commencer à envisager son retrait. En ce qui concerne la pilule anti-acné (et aussi contraceptive) Diane 35, un des constituants de cette pilule, la cyproterone (l’autre est l’ethinylestradiol) est connu depuis longtemps comme hépatotoxique, cancérigène et générateur de stress oxydatif, donc de problèmes cardiovasculaires, thromboses profondes en particulier, des effets stimulés par l’ethinylestradiol. La Haute Autorité de Santé a signalé le problème il y a 10 ans, mais il aura fallu des morts pour que l’alerte soit enfin donnée… par les médias ! Ces décès, enregistrés par la Pharmacovigilance mais restés secrets jusqu’ici, ont subitement réveillé l’Agence du Médicament qui décide d’interdire la pilule dans 3 mois, tandis que le ministère de la Santé décide du déremboursement des pilules dites de 3ème génération (dont Diane 35) et que l’on demande aux femmes concernées « de ne pas paniquer » (un arrêt brutal pourrait en effet avoir des conséquences sévères).</p>
<p>Nous écrivons à Mme Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, en lui posant des questions précises et en demandant des mesures concrètes, réalistes et efficaces pour que la prise de médicaments cesse de ressembler à un jeu de roulette russe qui fait 4 à 5 fois plus de morts que les accidents de la route. Voir notre lettre à Mme Touraine, en annexe de ce communiqué.</p>
<p>Pour en savoir plus : <a href="http://antidote-europe.org/">http://antidote-europe.org</a></p>
<p>Contact médias : Claude Reiss (04 76 36 35 87), président d’Antidote Europe, ex directeur de recherche au CNRS.</p>
<p>Annexe</p>
<p>Lettre ouverte à Mme Marisol TOURAINE<br />
Ministère des Affaires sociales et de la Santé</p>
<p>Perpignan, le 6 février 2013</p>
<p>Madame le Ministre,</p>
<p>L’affaire de la pilule anti-acné Diane 35, dont les médias nous apprennent qu’elle aurait fait plusieurs morts, n’a eu, jusqu’ici et à notre connaissance, qu’une décision prise par vos services : elle ne sera plus remboursée. Cette initiative est intéressante, mais vous n’avez certainement pas l’intention d’en rester là, puisque vous avez la responsabilité de la protection de la santé des Français. Nous renouvelons donc les demandes déjà faites à votre prédécesseur lors de l’affaire du Mediator il y a deux ans, mais ignorées jusqu’ici. Puisque « le changement, c’est maintenant », nous sommes confiants que vous accueillerez favorablement les demandes ci-dessous.</p>
<p>1. Nous demandons que les autorités sanitaires se dotent d’une Laboratoire d’Evaluation des Risques de Santé (LERS) pour les médicaments, les substances chimiques, lesOGM et les agents physiques à risques (rayonnements E.M., ionisants, nanoparticules, pollutions diverses, etc.).<br />
Le LERS sera équipé des outils les plus performants pour une évaluation scientifique des risques (donc s’adressant à des tissus et cellules humaines, à l’exclusion, de tout « modèle animal», que ce soit rongeur ou singe). D’après nos expériences, les dispositifs basés sur la génomique (transcriptomique, protéomique, métabolomique…) nous paraissent présentement les mieux adaptés à cette fin.<br />
Le LERS emploiera des personnels qualifiés (issus notamment des EPST) pour mettre ces outils en œuvre et disposera du budget de fonctionnement nécessaire, notamment à son indépendance.<br />
Le LERS n’aura aucun lien avec les industriels ou consortium d’industriels intéressés au(x) produit(s) à évaluer. Il sera sous la tutelle d’un conseil de surveillance s’assurant de son indépendance et de son équité, formé d’experts à l’abri de tout conflit d’intérêt passé, présent et si possible à venir.<br />
(Nous avions déjà suggéré à la Commission européenne, à l’occasion de l’adoption de la directive REACH, de créer un LERS européen afin de ne pas laisser les industriels juges et parties dans l’évaluation des risques toxiques des substances chimiques.)</p>
<p>2. Le rapport des résultats d’évaluation, rédigé par des responsables du LERS, explicitera les résultats obtenus et indiquera les risques et bénéfices éventuels identifiés. Il sera transmis par vos soins et sous votre couvert aux agences officielles concernées, pour décision d’attribution, ou refus, d’AMM.<br />
En cas d’attribution de l’AMM, le LERS publie (internet) l’intégralité de ses résultats, ainsi que les documents d’évaluation contenus dans le dossier de demande d’AMM transmis par l’industriel. Pour les médicaments, l’attribution de l’AMM n’interviendra qu’après les essais cliniques de phase 3 (essais comparatifs) et sera systématiquement assortie de l’obligation, pour l’industriel, d’effectuer pendant un temps déterminé imposé par l’agence, le suivi des bénéfices et risques du médicament chez les patients traités (phase 4 des essais cliniques), avec obligation de rapporter les résultats annuels (accessibles sur internet) à la date anniversaire de la délivrance de l’AMM.</p>
<p>3. Réorganisation du système de pharmacovigilance, qui est aujourd’hui secret et serait passablement négligé : obligation du corps médical de rapporter tous les effets secondaires sérieux, au minimum ceux nécessitant une hospitalisation et particulièrement ceux ne figurant pas dans la notice du médicament ; accès libre (internet) à la base de données de pharmacovigilance.</p>
<p>4. Cette réorganisation est indispensable, étant donné que les effets secondaires de médicaments sont une des causes majeures de mortalité et de morbidité. Selon le secrétaire d’Etat à la Santé Bernard Kouchner, en 1994 les effets secondaires de médicaments ont tué environ 20 000 personnes (4ème cause de mortalité) et provoqué l’hospitalisation de 1,3 million de malades. La Commission européenne a fait état de 200 000 morts par effets secondaires en 2010 dans l’UE : pourriez-vous nous indiquer les chiffres correspondants actuellement en France ?</p>
<p>5. L’abondance des effets secondaires de médicaments est la preuve de l’inefficacité des essais précliniques effectués sur des « modèles » animaux : ces essais sont non seulement inutiles, mais sont aussi et surtout générateurs de fausses certitudes, donc dangereux et quelques fois mortels. Ne pensez-vous pas qu’il serait beaucoup plus prudent et efficace d’effectuer des essais précliniques à l’aide des dispositifs préconisés pour l’équipement du LERS en 1. ci-dessus, et de promulguer une règlementation nouvelle des essais précliniques pour les médicaments, en lieu et place des essais sur modèles animaux actuellement obligatoires pour l’AMM ?</p>
<p>Dans l’attente de votre réponse (que nous publierons), ou de l’absence de réponse (que nous signalerons également), nous vous prions de recevoir, Madame le Ministre, nos salutations respectueuses.</p>
<p>Claude Reiss<br />
Président<br />
Antidote Europe</p>
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		<item>
		<title>Attendre 2 ou 4 ans pour ne pas connaitre les effets des OGM ?</title>
		<link>http://antidote-europe.org/presse/attendre-pour-ne-pas-connaitre-effets-ogm/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 16:49:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AEADM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Face aux voix qui s‘élèvent pour demander une réglementation imposant de tester lesOGM sur des rongeurs pendant 2 ans, Antidote Europe propose une évaluation véritablement scientifique, pertinente pour l’homme, en 4 mois et pour un coût très abordable. Utopie ? Pas<span class="ellipsis">&#8230;</span><div class="read-more"><a href="http://antidote-europe.org/presse/attendre-pour-ne-pas-connaitre-effets-ogm/">Lire la suite &#8250;</a></div><!-- end of .read-more --></p><p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/presse/attendre-pour-ne-pas-connaitre-effets-ogm/">Attendre 2 ou 4 ans pour ne pas connaitre les effets des OGM ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>Face aux voix qui s‘élèvent pour demander une réglementation imposant de tester lesOGM sur des rongeurs pendant 2 ans, Antidote Europe propose une évaluation véritablement scientifique, pertinente pour l’homme, en 4 mois et pour un coût très abordable.</p>
<p>Utopie ? Pas du tout. Antidote Europe est une association créée par des chercheurs issus du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) oeuvrant pour une meilleure prévention en matière de santé humaine. Elle a déjà mis en oeuvre les méthodes qu’elle propose pour tester des substances chimiques dont le bisphénol A, démontrant dès 2005 ses effets toxiques qui ne seront reconnus par d’autres méthodes qu‘à partir de 2009, soit plus de 4 ans de perdus par les responsables de la réglementation, avant d’interdire cette substance. Antidote Europe a fait récemment une nouvelle étude (publiée dans la presse scientifique spécialisée (1)) portant sur la toxicité de mélanges de pesticides. Cette évaluation d’un mélange de substances présentes dans notre organisme est une grande première qui ouvre la voie à une toxicologie globale, pratiquement irréalisable par la toxicologie empirique sur “modèles” animaux.</p>
<p>Cette toxicologie scientifique, dont Antidote Europe a été une pionnière en Europe, est à présent bien établie. Fiable pour l’homme, rapide et d’un coût raisonnable, elle est déjà prise en compte par les réglementations internationales, par exemple pour mettre en évidence des effets toxiques multiples (et pas seulement cancérigènes) chez l’homme (2).</p>
<p>Une actualité récente a “mis sur notre table” le problème des OGM, qui sont déjà dans l’alimentation animale, donc in fine dans la nôtre. Les autorités voudraient refaire les études de toxicologie empirique des OGM qui ont conduit à la confusion actuelle : faudrait-il encore perdre 2 années pour constater que les tester sur rats peuvent, selon la lignée choisie, “prouver” n’importe quoi et son exact contraire, suivi d’autres années pour que les “experts” délibèrent et décident si oui ou non les résultats obtenus sur des rats sont applicables à l’homme ?</p>
<p>Nous n’avons plus le temps d’attendre ! La dégradation de la santé publique s’accélère singulièrement d’après les statistiques officielles sur l’incidence et la prévalence du cancer, du diabète, de maladies neurologiques, de l’autisme… Antidote Europe propose pour évaluer les OGM des tests fiables pour l’homme, rapides et d’un coût raisonnable. Son expertise est à disposition de tous ceux qui voudront mettre en oeuvre ces tests. En annexe de ce communiqué, un projet chiffré pour évaluer le maïs OGM NK603 et l’herbicide Roundup.</p>
<p>(1)<a href="http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0042768" target="_blank">http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0042768</a><img alt="external link" src="http://antidote-europe.org/wp-content/themes/responsive-child-theme/images/external.png" /><br />
(2) ALTEX 30, Jan 2013, p74</p>
<h2>Annexe</h2>
<h3>PROJET POUR ÉVALUER LES EFFETS SUR LA SANTÉ HUMAINE DE L’HERBICIDE ROUNDUP ET DU MAÏS NK603</h3>
<p>Proposé pour Antidote Europe par Claude Reiss, ex-DR CNRS, président et directeur scientifique</p>
<p>L’étude de Séralini porte sur les effets globaux du Roundup, du maïs NK603 qui le tolère, de la combinaison des deux et des métabolites éventuels de ces produits et de leurs combinaisons (les « facteurs » ci-dessous) sur des rats.</p>
<p>Ces rongeurs sont considérés, par Séralini et d’autres chercheurs, comme des modèles biologiques de l’homme, ce qui est une aberration, car aucune espèce animale n’est un modèle biologique fiable pour une autre, d’après la définition même d’une espèce, son isolement reproductif. Cet isolement signifie que les structures des gènes et les régulations de leurs expressions sont strictement spécifiques d’une espèce. Deux espèces vont donc réagir à un certain facteur avec des gènes différents, il n’y a donc aucune raison que les deux réactions soient identiques ou même seulement semblables.</p>
<p>Nous sommes intéressés par les évaluations toxicologiques des facteurs ci-dessus chez l’homme, en particulier chez les femmes (cancer mammaire). Nous proposons d’évaluer par toxicogénomique les activités induites dans des cellules humaines en cultures exposées à ces facteurs. Afin d’avoir une vue globale de ces activités, nous proposons de les évaluer sur des cellules humaines établies hépatiques (HEP2G), colorectales (CACO-2) et mammaires (MCF7), à deux concentrations (légèrement en-dessous du seuil de cytotoxicité, ec50 et par exemple ec50/10) , et pour deux temps d’exposition (par exemple 24h et 48h).</p>
<p>D’après les formules chimiques, à l’aide d’une analyse QSAR, on soupçonne que certains de ces facteurs pourraient induire des stress (oxydatifs en particulier), mimer l’effet d’hormones, être cancérigènes génotoxiques (mutagènes) et non- génotoxiques (dérèglement du cycle cellulaire), neurotoxiques (notamment durant le développement embryonnaire) et stimuler les réponses aux mauvais repliement/agrégation de protéines destinées à l’exportation (Alzheimer, diabète II…).</p>
<p>Pour vérifier ces soupçons, nous proposons d‘évaluer les dérégulations (stimulation ou inhibition) des gènes dont les dérégulations indiquent que la cellule exposée à l’un ou l’autre de ces facteurs est forcée dans l’une ou l’autre de voies pathologiques citées. Concrètement, pour assurer une totale fiabilité de la preuve de l’engagement de la cellule dans l’une de ces voies, on va évaluer 4 à 6 gènes marquant spécifiquement cette voie, soit 40 gènes marqueurs au total. On va mesurer les dérégulations de ces gènes « marqueurs » avec le plus de précision possible dans l’état actuel de la technologie « omics », par la méthode dite « q RT PCR ». Pour l’étude des métabolites, on expose les cellules au surnageant de la culture des cellules hépatiques, qui contient les métabolites recherchés.</p>
<p>Etude (A) : évaluation du Roundup. L’étude par toxicogénomique du Roundup est simple : actions sur HEP2G, CACO2 et MCF7 du glyphosate (1) et la polyoxyéthylèneamine (2) seuls, puis de leurs métabolites (produits par l’exposition de ces substances à des cellules hépatiques HEP2G) ; ensuite évaluation par toxicogénomique de leurs mélanges : substance 1 + substance 2, métabolite 1 + métabolite 2, substance 1 + métabolite 2 et substance 2 + métabolite 1, pour observer les dérégulations génétiques produites par ces mélanges et leurs éventuels effets synergiques.</p>
<p>Etude (B) : évaluation de la construction génétique de l’OGM. L’étude par toxicogénomique du maïs NK603 pourrait s’effectuer en deux phases :<br />
(i) test du gène qui qualifie l’OGM et des gènes des constructions et reporters qui l’accompagnent (résistance à un antibiotique, contrôle et régulation de l’expression, etc). A cette fin, transfection de la construction génétique (disponible auprès deCRIIGEN par exemple) du maïs NK603, dans des cellules des organes et tissus humains, en priorité dans les cellules CACO2 de notre système digestif. Ces constructions, présentes dans nos aliments soit directement, soit indirectement à partir d’aliments issus d’animaux nourris avec l’OGM, sont en effet susceptibles, dans l’intestin par exemple, de pénétrer dans les cellules à partir du transit d’aliments les contenant.<br />
(ii) exposition de lignées cellulaires humaines CACO2 au(x) produit(s) de(s) gène(s) de la construction génétique de l’OGM, notamment le glyphosate et la polyoxyéthylèneamine.</p>
<p>Etude © : évaluation globales Roundup + construction génétique. Etude par toxicogénomique des mélanges des facteurs testés dans les études A et B ci-dessus, sur cellules MCF7, CACO-2 et HEP2G. Durée des études : 3-4 mois. Coût : 350k€. Maître d’œuvre : Antidote Europe</p>
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<p>CONTACT</p>
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<p><a href="http://antidote-europe.org/persons/claude-reiss">Claude Reiss</a><br />
Tel: (0)4 76 36 35 87</p>
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<p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/presse/attendre-pour-ne-pas-connaitre-effets-ogm/">Attendre 2 ou 4 ans pour ne pas connaitre les effets des OGM ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Qu&#8217;y aurait-il à craindre d&#8217;un débat sur l&#8217;expérimentation animale ?</title>
		<link>http://antidote-europe.org/presse/pourquoi-craindre-debat-sur-experimentation-animale/</link>
		<comments>http://antidote-europe.org/presse/pourquoi-craindre-debat-sur-experimentation-animale/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 13 Dec 2012 16:26:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AEADM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://antidote-europe.org/?p=308</guid>
		<description><![CDATA[<p>Antidote Europe vient d’envoyer au Directeur général du CNRS, à celui de l’INSERM et à celui de l’INRA, une lettre demandant que ces EPST(établissement public à caractère scientifique et technologique) , qui consacrent une part importante de leurs budgets à l’expérimentation avec des modèles animaux, prennent position sur une question simple mais essentielle : les évaluations des risques sanitaires humains sur des animaux considérés comme modèles biologiques de l’homme, sont-elles pertinentes et scientifiquement justifiées ?<div class="read-more"><a href="http://antidote-europe.org/presse/pourquoi-craindre-debat-sur-experimentation-animale/">Lire la suite &#8250;</a></div><!-- end of .read-more --></p><p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/presse/pourquoi-craindre-debat-sur-experimentation-animale/">Qu&rsquo;y aurait-il à craindre d&rsquo;un débat sur l&rsquo;expérimentation animale ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
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<p><strong>Antidote Europe vient d’envoyer au Directeur général du CNRS, à celui de l’INSERM et à celui de l’INRA, une lettre demandant que ces EPST(établissement public à caractère scientifique et technologique) , qui consacrent une part importante de leurs budgets à l’expérimentation avec des modèles animaux, prennent position sur une question simple mais essentielle : les évaluations des risques sanitaires humains sur des animaux considérés comme modèles biologiques de l’homme, sont-elles pertinentes et scientifiquement justifiées ?</strong></p>
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<p>Antidote Europe demande un débat public sur la pertinence d’utiliser les animaux pour des tests visant à établir les risques sanitaires pour l’homme. Les chercheurs qui prétendent que des animaux seraient de bons modèles biologiques de l’homme craindraient-ils de voir leurs arguments réfutés devant l’opinion publique ?</p>
<p>La controverse qui a fait rage pendant plus de 2 mois autour de l’affaire Séralini, révèle que l’évaluation de risques sanitaires pour l’homme sur des rats donne des résultats contradictoires. En effet, en utilisant exactement le même protocole expérimental, un test de trois mois pour obtenir une autorisation de mise sur le marché n’a pas montré d’effet notable, alors que le même test sur une durée de deux ans (étude de Séralini), a par contre révélé des pathologies graves chez les rats exposés, dont de volumineuses tumeurs.</p>
<p>Deux expériences strictement identiques visant à évaluer un risque sanitaire humain, qui donnent, selon la durée, des résultats strictement opposés, ne satisfont pas aux critères scientifiques essentiels et ne peuvent qu’inquiéter le citoyen.</p>
<p>Antidote Europe vient d’envoyer au Directeur général du CNRS, à celui de l’INSERM et à celui de l’INRA, une lettre demandant que ces EPST (établissement public à caractère scientifique et technologique) , qui consacrent une part importante de leurs budgets à l’expérimentation avec des modèles animaux, prennent position sur une question simple mais essentielle : les évaluations des risques sanitaires humains sur des animaux considérés comme modèles biologiques de l’homme, sont-elles pertinentes et scientifiquement justifiées ?</p>
<p>Copies de ces lettres ont été envoyées à Mmes la Ministre de la Recherche et la Ministre de la Santé, leur demandant de charger l’AERES de vérifier l’adéquation entre les projets de recherches impliquant des animaux pris comme modèles de l’homme et les objectifs affichés de ces projets.</p>
<p>Dans ces lettres, Antidote Europe demande que chaque EPST désigne son (ses) responsable(s) de l’expérimentation animale pour débattre publiquement de la question ci-dessus avec notre association. Antidote Europe, qui a pour objet (*) l’application des progrès scientifiques au bénéfice de la santé humaine, notamment par la prévention, a en effet un point de vue très critique sur la notion d’animal « modèle » de l’homme. A partir de considérations purement scientifiques, nous l’avons identifié comme responsable d’évaluations insuffisantes des risques de santé, qui se traduisent depuis quelques décennies par les développements rapide des pathologies majeures graves.</p>
<p>Nous souhaitons un débat courtois, se limitant aux échanges d’arguments scientifiques et logiques, sous l’autorité d’un modérateur dont les deux parties seraient convenues.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(*) Article 2 des statuts d’Antidote Europe :</p>
<p>Objet</p>
<p>L’association est libre de tout lien politique, confessionnel ou doctrinal ; elle se positionne strictement sur un plan scientifique et rationnel. Son objet est d’œuvrer pour la sécurité sanitaire humaine en agissant pour une prévention plus rigoureuse des risques et des traitements plus spécifiques des affections. L’association entend atteindre cet objectif en tirant profit des progrès scientifiques et techniques qu’elle estime utiles à cette fin. Les chercheurs de l’association proposent leur expérience et leurs capacités pour concevoir, évaluer, développer ou promouvoir des procédés nouveaux concourant à cet objectif.</p>
<p>Le constat de la situation de la sécurité sanitaire révèle de graves insuffisances dans la prévention, ainsi qu’une trop grande lenteur des progrès thérapeutiques au regard des moyens mis en œuvre par les autorités impliquées. Cette situation serait due à une appréciation insuffisante des risques des produits chimiques qui nous environnent, ainsi qu’à une recherche biomédicale humaine inadaptée. Parmi les causes possibles de ces défaillances, l’association a identifié le recours à l’expérimentation sur des animaux présentés comme des modèles biologiques fiables de l’homme et de ses pathologies. Elle demande l’abandon de cette expérimentation et son remplacement par des procédures fiables et valides pour l’homme.</p>
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<p>CONTACT</p>
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<p><a href="http://antidote-europe.org/persons/claude-reiss">Claude Reiss</a><br />
Tel: (0)4 76 36 35 87</p>
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		<title>Un moucheron attaque l&#8217;empire des OGM</title>
		<link>http://antidote-europe.org/article/moucheron-attaque-empire-ogm/</link>
		<comments>http://antidote-europe.org/article/moucheron-attaque-empire-ogm/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Oct 2012 21:19:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AEADM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le professeur Gilles-Eric Séralini a publié une étude montrant les effets d’une alimentation contenant du maïs OGM sur une dizaine de rats. Difficile d’ignorer le tapage médiatique qui s’en est suivi ! Il est peu probable que les autorités en charge de la santé publique en tiennent compte. Pourtant, il serait facile d‘établir, une fois pour toutes et par des méthodes fiables, donc sans rats “modèles, l‘éventuelle toxicité des OGM pour l’homme.<div class="read-more"><a href="http://antidote-europe.org/article/moucheron-attaque-empire-ogm/">Lire la suite &#8250;</a></div><!-- end of .read-more --></p><p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/article/moucheron-attaque-empire-ogm/">Un moucheron attaque l&rsquo;empire des OGM</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le professeur Gilles-Eric Séralini a publié une étude montrant les effets d&rsquo;une alimentation contenant du maïs OGM sur une dizaine de rats. Difficile d&rsquo;ignorer le tapage médiatique qui s&rsquo;en est suivi ! Il est peu probable que les autorités en charge de la santé publique en tiennent compte. Pourtant, il serait facile d&rsquo;établir, une fois pour toutes et par des méthodes fiables, donc sans rats &laquo;&nbsp;modèles, l&rsquo;éventuelle toxicité des OGM pour l&rsquo;homme.</b></p>
<p><i>Par Claude Reiss</i></p>
<p>Les médias nous ont abreuvés pendant une quinzaine fin septembre 2012 avec les résultats du CRIIGEN (G.E. Séralini) relatifs à l’effet cancérigène du maïs génétiquement modifié (OGM) Monsanto NK603 sur des rats. On notera que Monsanto se protège contre toute critique de ce maïs en en interdisant les études scientifiques sans son autorisation, ce qui a obligé Séralini à s’en procurer par une voie détournée.</p>
<p>L&rsquo;OGM testé est du maïs modifié pour résister à l&rsquo;herbicide Roundup produit par Monsanto aussi. Le glyphosate, molécule active du Roundup, a également été testé par Séralini. Il inhibe une enzyme qui intervient dans la synthèse d&rsquo;aminoacides aromatiques essentiels, lesquels participent à leur tour à la synthèse de vitamines et de métabolites secondaires. Le glyphosate effectue son action inhibitrice en empêchant la liaison avec le phosphoénol pyruvate, un métabolite présent dans tous les organismes vivants. Le Roundup contient aussi un agent dispersant, le détergent polyoxyéthylèneamine. Le Roundup pourrait donc s’avérer toxique non seulement pour les plantes, mais pour tous les êtres vivants y compris l’homme.</p>
<h2>Quelques milliards et beaucoup de polémique</h2>
<p>Utilisé massivement depuis 40 ans, le Roundup a été l’objet de très nombreux travaux tendant à démontrer ou à nier sa nocivité. Vu le poids financier du produit (et celui de son fabricant, Monsanto, qui a un chiffre d’affaire de près de 12 milliards de dollars et un bénéfice net de près de 1,7 milliard de dollars), on n’est pas étonné que chaque étude &laquo;&nbsp;à charge&nbsp;&raquo; soit immédiatement contredite par une étude innocentant le produit. On n’est pas surpris non plus de constater que les études niant les effets toxiques soient souvent effectuées par des chercheurs de Monsanto ou recevant un support financier de cette firme, tout comme probablement beaucoup d’intervenants pro-Monsanto dans les médias notamment.</p>
<p>La publication de l’étude de l’équipe Séralini n’a pas échappé à cette règle. Vous avez sans doute vu ou entendu ce consultant &laquo;&nbsp;expert&nbsp;&raquo; pour l’industrie alimentaire répéter dans tous les médias : <i>&laquo;&nbsp;Ce travail est nul et non avenu. Il n’est pas question de prendre en compte ces résultats&nbsp;&raquo;</i>. Pourquoi ? D’abord des arguments qui se veulent scientifiques : résultats pas significatifs car trop peu de rats, biais du fait que la lignée de rats choisie est connue depuis 40 ans pour développer spontanément des tumeurs. Ensuite, quelques affirmations gratuites (donc pas de preuve mais instillant le doute) : alimentation des rats pas assez variée, quantités peut-être excessives de maïs, éventuellement contaminé par une toxine, ces rats seraient en plus &laquo;&nbsp;très sensibles à l’apparition de tumeurs&nbsp;&raquo; sous l’influence de mystérieux &laquo;&nbsp;facteurs environnementaux&nbsp;&raquo; (la taille ou la couleur de la cage, l’humeur de l’animalier ?). Puis, scénario classique, on passe à l’attaque personnelle : Séralini n’est pas indépendant, il est financé par la grande distribution qui a un marketing anti-OGM, il a effectué ses travaux en secret et s’est livré à une mise en scène honteuse pour communiquer sur cette étude, il a déjà publié par le passé des résultats &laquo;&nbsp;désavoués&nbsp;&raquo; par la communauté scientifique (en réalité la partie que l&rsquo;on autorise à s&rsquo;exprimer), il est incompréhensible que ce travail ait été publié dans une revue internationale sérieuse…</p>
<p>Fait curieux, cet &laquo;&nbsp;expert&nbsp;&raquo; a la mémoire courte ou sélective : il oublie de dire que pour obtenir l’autorisation de mettre ce maïs sur le marché, Monsanto a utilisé la même lignée et le même nombre de rats nourris de son maïs, mais 3 mois seulement, contre 2 ans pour l’étude de Séralini. On apprend aussi qu’il y aurait des lignées de rats plus résistantes que d’autres à la cancérisation, qui dépendrait de l’abondance de nourriture. L&rsquo; &laquo;&nbsp;expert&nbsp;&raquo; oublie aussi de nous dire (bien qu’il affirme être &laquo;&nbsp;totalement indépendant des firmes de biotechnologie&nbsp;&raquo;) qu’il a écrit un article intitulé <i>&laquo;&nbsp;La désinformation sur les OGM doit cesser&nbsp;&raquo;</i>, qu’il a mis en cause le bio pour prôner l’élevage en batterie car, écrit-il, <i>&laquo;&nbsp;tous les aliments produits en plein air, dont la viande, le lait et les œufs AB sont les plus exposés aux contaminations chimiques, microbiennes et parasitaires provenant de l’environnement&nbsp;&raquo;</i>. Voilà qui cadre bien le personnage, un &laquo;&nbsp;ange blanc&nbsp;&raquo; qui ne roulerait pas pour Monsanto, qui ne serait pas intervenu auprès de la revue américaine qui a publié le travail que Séralini a fait en cachette s’il en avait été averti à temps…</p>
<p>Monsanto, qui partage probablement l’avis de cet &laquo;&nbsp;expert&nbsp;&raquo;, fait le dos rond et se contente de diriger les médias vers le Science Media Centre (SMC) à Londres, qui publie une série de déclarations de scientifiques, reprises par l’agence Reuters, toutes hostiles à l’étude de Séralini. Normal, quand on sait que ce Centre est largement financé par tous les grands noms de l’industrie de la biotechnologie (BASF, Bayer, Novartis, CropLife International…), on ne laisse pas n&rsquo;importe qui s&rsquo;y exprimer.</p>
<p>Nous ne voulons pas nous immiscer dans cette querelle, il y a des torts des deux côtés. Monsanto est une entreprise commerciale et c&rsquo;est sans surprise qu&rsquo;elle défend les produits qu&rsquo;elle vend, avec des arguments quelques fois discutables. Quant à Séralini, son étude ne permet pas d&rsquo;établir de façon certaine la cancérogénicité de ce maïs OGM ou du Roundup, ni pour la lignée de rats testée, ni pour les rats en général. En effet, une étude sur des cohortes de seulement dix rats ne permet pas de tirer une conclusion « statistiquement significative ». Les lois de la statistique font que sur un aussi petit nombre d&rsquo;individus, vous pouvez obtenir le résultat que Séralini a obtenu, ou bien tout autre entre 0 cancer et 10 cancers (jetez 10 fois une pièce et comptez les nombres de piles (cancer) et de revers (pas cancer), il y a peu de chance que vous obteniez 5 piles et 5 revers, vous vous approcheriez de cette égalité « significative » au bout de 40 ou 50 jets seulement. Même si Séralini avait étudié des cohortes de plusieurs dizaines de rats, il n’aurait pas pu valablement conclure, car le résultat, bien que statistiquement significatif, aurait été entaché de doutes liés d’une part à l’influence des rations l’alimentaires –trop riches par exemple, elles facilitent la formation de tissus adipeux réserves qui concentrent et conservent les substances cancérigènes- mais aussi les doutes liés au fond génétique des rats étudiés, qui les prédisposent au développement spontané de tumeurs. Malgré les images impressionnantes des tumeurs, ses tests ne peuvent pas permettre à Séralini d’affirmer que les substances étudiées sont cancérigènes pour la lignée de rats qu’il utilise, ni pour les rats en général, et <i>a fortiori </i>pas pour l’homme, pour lequel le rat n’est pas un modèle.</p>
<h2>Revenons sur Terre</h2>
<p>Si Antidote Europe s’intéresse exceptionnellement à cette étude sur le rat, c’est pour en tirer quatre observations de bon sens. Elles ont curieusement échappé aux protagonistes de l’affaire et aux médias, qui en ont fait pourtant leur miel pendant plusieurs semaines.</p>
<p>La première est que cette dispute ne nous apprend <b><i>strictement rien</i></b> quant aux effets du Roundup et du maïs NK603 sur le consommateur humain, simplement parce que nous ne sommes pas des rats. Aucun des très nombreux commentateurs de cette affaire n’a relevé ce &laquo;&nbsp;détail&nbsp;&raquo;, obnubilés qu’ils étaient par les rats, d’un côté comme de l’autre. Même si les tests avaient été effectués sur notre plus proche cousin, le chimpanzé, les résultats ne nous auraient rien appris quant aux effets chez l’homme.</p>
<p>Deuxièmement, bien que mis en garde par notre association il y a 6 ou 7 ans sur l’illusion d’un animal &laquo;&nbsp;modèle&nbsp;&raquo; de l’homme, véritable invitation à controverses, Séralini persiste et se retrouve de ce fait, comme c’était prévisible et prévu, face à la meute que lui envoie l’industriel. Ces détracteurs ont une argumentation facile : mauvaise lignée de rats qui ont une tendance à développer spontanément des tumeurs, en plus selon les rations de nourriture, trop peu d’animaux dans l’étude (il faudrait 5 fois plus de rats et donc 12 millions d&rsquo;euros en plus des 3,2 millions dépensés par Séralini), pas de traçabilité du maïs utilisé (et pour cause puisque Monsanto en interdit l’étude ! Y aurait-il quelque chose à cacher ? Mais non, voyons, secret industriel oblige…), sa provenance et sa qualité hygiénique ne sont pas clairs, etc.</p>
<p>Même si ces arguments étaient balayés, il suffirait de refaire ces tests toujours sur des rats mais d&rsquo;une lignée différente et nourris différemment. Il y a des chances que l&rsquo;on aurait un résultat différent, peut-être opposé à celui obtenu par Séralini. Conclusion que nos lecteurs connaissent depuis longtemps <b>: <i>on peut faire dire aux &laquo;&nbsp;modèles animaux&nbsp;&raquo; une chose et son exact contraire, il suffit de choisir l’espèce, la lignée dans l’espèce et la nourrir bien ou mal, selon le résultat souhaité</i>.</b> Cette fois, ce n’est pas seulement nous qui le disons. C’est confirmé par des &laquo;&nbsp;experts&nbsp;&raquo; qui se croient obligés d’invoquer en plus de mystérieux &laquo;&nbsp;facteurs environnementaux&nbsp;&raquo;. Selon que le test sur animaux donne un résultat qui les arrange (ou non), les &laquo;&nbsp;experts&nbsp;&raquo; jugeront le test correct (ou &laquo;&nbsp;nul et non avenu&nbsp;&raquo;). Si La Fontaine revenait, il pourrait ajouter &laquo;&nbsp;Le moucheron et l’empire des OGM&nbsp;&raquo; à &laquo;&nbsp;Le loup et l&rsquo;agneau&nbsp;&raquo; et à &laquo;&nbsp;Les animaux malades de la peste&nbsp;&raquo;. C’est quoi déjà, l’honnêteté intellectuelle ?</p>
<p>D’où notre troisième observation : pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché, que ce soit pour des OGM, des additifs alimentaires, des pesticides ou toute substance chimique ou facteur physique comme les dispositifs utilisant les microondes (WIFI, téléphones portables…), les résultats de test sur &laquo;&nbsp;modèles&nbsp;&raquo; animaux sont &laquo;&nbsp;nuls et non avenus&nbsp;&raquo;, même un peu toilettés pour séduire le comité en charge de délivrer l’autorisation. Les autorités devraient s’imprégner de cette vérité : <b><i>aucune espèce animale n’est un modèle biologique fiable pour une autre</i></b>. Aux autorités sanitaires d’<b><i>imposer</i></b> des tests scientifiques (toxicogénomique, par exemple) sur du matériel biologique <b><i>d’origine humaine</i></b> (cellules en cultures, tissus en perfusion) et de refuser de prendre en considération les données obtenues sur d’illusoires &laquo;&nbsp;modèles&nbsp;&raquo; qui induisent souvent gravement en erreur.</p>
<p>Il ne serait pas prudent de demander à l’industrie d’effectuer ces tests, car elle serait juge et partie. Les études devraient être confiées à une structure étatique ou européenne, regroupant des experts indépendants de tout groupe de pression, financés sur le budget de l’Etat ou de l’Union européenne. Les résultats, favorables ou défavorables, devraient être présentés d&rsquo;une part sommairement pour être compréhensibles du grand public, et d&rsquo;autre part détaillés intégralement à l&rsquo;intention des scientifiques intéressés, dans des rapports diffusés sur internet et certifiés par les experts qui y ont contribué.</p>
<p>Quatrième et dernière observation : <b><i>la machine de guerre de dimension planétaire</i></b>, insoupçonnée du public, mise en place par les lobbies industriels pour convaincre le consommateur de l’innocuité de substances, notamment celles qu’il a dans son assiette. Ces lobbies interviennent à cette fin avec de l’argent plein les poches, car les industriels concernés leur donnent une fraction (qui, bien qu&rsquo;infime se chiffre en centaines de millions) des centaines de milliards qu’ils gagnent en vendant leurs produits. En amont d’abord, les lobbies s’activent auprès des hommes politiques nationaux et européens ; mais aussi auprès des établissements de recherche publics ou privés, qui sont priés de surveiller qu’il n’y ait pas de travaux pouvant nuire aux industriels qu’ils défendent, et éventuellement de sanctionner pour l’exemple ceux qui marchent en-dehors des clous. Ces lobbyistes s’activent également auprès des agences et autorités en charge de la santé, dans lesquelles ils placent des hommes ou femmes qui leur sont dévoués, où ils font ensuite venir leurs copains pour noyauter et avoir la majorité &laquo;&nbsp;démocratique&nbsp;&raquo; quand cela leur est utile pour faire adopter les tests qui les arrangent (le modèle animal est leur chouchou pour sa &laquo;&nbsp;flexibilité&nbsp;&raquo;). Pour être sûrs d’être bien compris, ils créent des &laquo;&nbsp;Instituts&nbsp;&raquo; aux noms ronflants (ILSI, le SMC cité plus haut et son homologue français l’AFIS, l’AFBV, etc.) qui se préoccupent de recruter des chercheurs prêts à se vendre pour avoir quelques miettes –si en plus ces chercheurs sont reconnus par leurs pairs, leur renommée et leurs témoignages pourront être bien utiles. Mais on ne peut pas éviter qu’un solitaire comme Séralini jette le doute. La volée de flèches qu’il a reçue –et l’armée d’archers qui les ont décochées- montrent ce qu’il en coûte.</p>
<p>Si les 3,2 millions d&rsquo;euros dépensés par Séralini pouvaient permettre de diffuser auprès du grand public ces 4 observations, ils n’auraient pas été jetés par la fenêtre.</p>
<h2>L&rsquo;animal, modèle de l&rsquo;homme ?</h2>
<p>Le consommateur soucieux de sa santé se dit peut-être : dénoncer le modèle animal est une chose, mais d’abord il nous indique qu’il y a danger pour les rats et donc pour nous, et puis par quoi le remplacer ? Observations apparemment de bon sens, depuis le temps qu’on lui répète que le modèle animal est fiable pour lui et qu’il n’y a pas d’alternatives. Sauf que le modèle animal est une pure fiction et que les progrès des sciences mettent à dispositions des méthodes toxicologiques réellement scientifiques, qui donnent des résultats fiables pour l’homme, 100 fois moins cher et 100 fois plus rapides que les tests sur des rongeurs.</p>
<p>Dire qu&rsquo;aucune espèce animale n&rsquo;est le modèle biologique de l&rsquo;homme, comme nous le faisons depuis la création d&rsquo;Antidote Europe, n&rsquo;est pas une affirmation gratuite. Cela <b><i>se démontre</i></b> par une argumentation scientifique rigoureuse, et claire même pour un enfant de huit ans. Une espèce animale est définie par son isolement reproductif (par exemple un chien ne peut se croiser avec un chat), dû au fait que ses chromosomes sont uniques et ne peuvent se complémenter (une condition stricte de la reproduction sexuée) avec ceux d’aucune autre espèce. Les chromosomes d’une espèce contiennent l’ensemble des gènes, notamment ceux mis en œuvre dans sa réponse à un stress extérieur ou à une maladie. Deux espèces différentes ont donc des gènes différents et vont chacune réagir spécifiquement à un stress donné, ou à une maladie. Les réponses iront du semblable à l’opposé ou à toutes les gradations de différences, impossibles à déterminer d’avance.</p>
<p>Du fait de cette barrière, aucune espèce animale n’est un modèle biologique fiable pour une autre, même proche dans l’évolution. Le chimpanzé, par exemple, notre plus proche cousin, est immunisé contre le virus du SIDA, peu concerné par le virus de l’hépatite B et succombe au virus Ebola, soit des réactions respectivement opposées, différentes ou semblables à celle de l’homme.</p>
<h2>Les victimes du &laquo;&nbsp;modèle animal&nbsp;&raquo;</h2>
<p>Tant que l’on fera confiance aux tests sur animaux &laquo;&nbsp;modèles&nbsp;&raquo;, les incidences et prévalences de pathologies majeures (dont les cancers en cause ici) continueront à grimper à vive allure, comme elles le font depuis plusieurs décennies en France et dans l’Union européenne. Pour le cancer par exemple, selon les données de l’InVS, on est passé de 0,8% de la population âgée de plus de 50 ans, diagnostiquée par an en 1985, à 1,8% en 2005. Le problème dépasse nos frontières : le CIRC (OMS) observe que l’on a diagnostiqué en 2006 en Europe 3,2 millions de cas de cancer, contre 2,9 millions en 2004, et que la mortalité due au cancer est passée de 1,5 millions en 2004 à 1,7 millions en 2006.</p>
<p>Les tests sur des animaux, toujours imposés règlementairement avant de mettre un produit comme un OGM sur le marché, contribuent significativement à ces augmentations. Outre les drames personnels derrières ces chiffres, le coût social croît dans des proportions telles que nous ne pourrons bientôt plus le supporter. Il faut y mettre un terme <b><i>maintenant</i></b> car les taux de ces pathologies augmentent <b><i>très</i></b> vite ! Par exemple, en extrapolant les données de la période 1980 à 2006 d’incidences annuelles pour tous les cancers dans la population des plus de 50 ans jusqu’en 2050, 4,5% de cette population (de l’ordre du million de personnes) serait alors <i>annuellement</i> diagnostiquée avec un cancer.</p>
<h2>Les tests fiables existent</h2>
<p>La toxicologie est simplement de la biologie dans l’environnement du produit à évaluer. Tous les concepts, méthodes et outils de la biologie moderne peuvent être mobilisés à cette fin.</p>
<p>La toxicogénomique, par exemple, identifie les gènes dérégulés dans des cellules humaines en culture et mesure les taux de dérégulations à l’aide des outils de la génomique. Ces derniers permettent d’observer et de quantifier les niveaux d’expression d’un grand nombre, ou de la totalité, des gènes dans une cellule à un instant donné, à l’aide de &laquo;&nbsp;puces à ADN&nbsp;&raquo; ou de PCR (réaction de polymérisation en chaîne), plus précise et moderne. Connaissant les fonctions biologiques des gènes dont les niveaux d’expression ont été modifiés par la présence de la substance à tester, nous pouvons en déduire les toxicités (cancers, diabète, toxicité pour la reproduction, toxicité pour le développement embryonnaire ou foetal, neurotoxicité, immunotoxicité…) subies par les cellules et prédire les voies pathologiques dans lesquelles ces cellules sont forcées par la substance à tester, au court, moyen ou long terme.</p>
<p>L’extrapolation de la cellule à l’homme peut paraître hasardeuse à première vue. Ce n’est pas le cas : chacun d’entre nous est issu d’un œuf fécondé qui s’est divisé environ 50 fois pour donner naissance au million de milliards de cellules de notre corps (à chaque division, le nombre de cellules est multiplié par deux, soit 50 fois 2x2x2… ou 2 puissance 50 (2<sup>50</sup>), qui vaut approximativement 1 suivi de 15 zéros (10<sup>15</sup>) ou un million de milliards)Ade rares exceptions près, toutes ces cellules partagent avec l’œuf fécondé le même patrimoine génétique. Ce qui est toxique pour l’une l’est également pour toutes les autres, avec des modulations liées aux tissus ou organes dont elles sont issues.</p>
<p>En 2004, nous avons testé par toxicogénomique (c’était alors une première en Europe) les effets sur deux lignées de cellules (neuronales et hépatiques) exposées à deux concentrations et pendant deux temps d’exposition à une trentaine de substances chimiques, dont la moitié de pesticides, ainsi que leurs <b><i>métabolites </i></b>(résultats consignés dans la base internationale MIAME, ArrayExpress réf. E-TOM-31 pour la partie expérimentale, A-MEXP-789 pour l’organisation de notre puce à ADN et, de façon vulgarisée, dans le hors série de <i>La Notice d&rsquo;Antidote</i>). Ces études confirment que, chez l’homme, la plupart des pesticides étudiés sont, à des concentrations pourtant déclarées &laquo;&nbsp;sans effet&nbsp;&raquo;, des proliférateurs endocriniens, des cancérigènes, des neurotoxiques et induisent des pathologies graves comme le diabète, Alzheimer ou Parkinson.</p>
<h2>Tester sérieusement le maïs OGM et les pesticides</h2>
<p>L’étude par toxicogénomique du Roundup est triviale : actions sur diverses lignées cellulaires du glyphosate et du polyoxyéthylèneamine seuls, puis de leurs métabolites produits par l’exposition de ces substances à des cellules hépatiques humaines ; ensuite évaluation par toxicogénomique de leurs mélanges substance + substance, métabolite + métabolite et substance + métabolite, pour observer les dérégulations génétiques produites par ces mélanges et leurs éventuels effets synergiques.</p>
<p>L’étude par toxicogénomique de l’OGM pourrait s’effectuer en deux phases :<br />
<b>(i)</b> transfection de la construction génétique modifiant le maïs, dans des cellules des organes et tissus humains, en priorité de notre système digestif. Ces constructions, présentes dans nos aliments soit directement, soit indirectement à partir d’aliments issus d’animaux nourris avec l’OGM, sont en effet susceptibles, dans l’intestin par exemple, de pénétrer dans les cellules à partir du transit d’aliments les contenant. On testerait ainsi non seulement le gène qui qualifie l’OGM, mais aussi les gènes des constructions et reporters qui l’accompagnent (résistance à un antibiotique, contrôle et régulation de l’expression).<br />
<b>(ii)</b> exposition de lignées cellulaires humaines au(x) produit(s) de(s) gène(s) de la construction génétique de l’OGM.</p>
<p>Ces études coûteraient entre 3 et 5% de ce qu&rsquo;a coûté l’étude de Séralini et prendraient 2 à 3 semaines dans un laboratoire équipé. Et surtout, elles fourniraient<b><i> des résultats pertinents pour l’homme.</i></b> Probable que certains industriels s’en étrangleraient ! Ils préfèrent de loin faire des tests sur des animaux qui leur permettent un protocole expérimental leur donnant exactement le résultat qu’ils souhaitent ou voir faire des tests sur des animaux que l&rsquo;on peut aisément critiquer. Exemple : un test de carcinogénicité mammaire d’une substance &laquo;&nbsp;un peu&nbsp;&raquo; cancérigène sur des rats Copenhagen (c&rsquo;est le nom de la lignée) nourris de façon restreinte donnera un résultat négatif, alors que le test avec le même produit sur des rats Wistar-Furth (autre lignée) bien nourris donnera un résultat positif, car ces derniers développent des tumeurs mammaires bien plus facilement que les premiers.</p>
<h2>Science ou tromperie ?</h2>
<p>Un dernier constat, &laquo;&nbsp;pour la route&nbsp;&raquo; : la naïveté confondante de ceux qui croient au modèle animal, la roublardise de ceux qui n’y croient probablement pas mais y trouvent un moyen idéal pour faire des bénéfices en vous persuadant de mettre dans votre assiette les substances de destruction massive qu’ils proposent, brouillent l’image de la recherche scientifique dans le public, qui ne sait plus à qui faire confiance. Ce buzz leur a donné l’occasion une fois de plus de semer le doute. On peut être assuré qu’il sera exploité pour continuer à enfoncer le clou : pour les industriels, la bonne science est celle qui leur donne des résultats qui leur sont favorables, tous les résultats qui leur sont défavorables ne peuvent être que fruits d’une mauvaise science et sont, d’avance, décrétés &laquo;&nbsp;nuls et non avenus&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Vu les moyens pharaoniques dont disposent ces industriels, le consommateur n&rsquo;entend déjà presque plus qu&rsquo;eux, des voix discordantes comme la nôtre sont encore à peine audibles et seulement par des personnes très attentives et sensibilisées aux questions de santé. Nous sommes des moucherons, face à l&rsquo;empire des OGM.</p>
<p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/article/moucheron-attaque-empire-ogm/">Un moucheron attaque l&rsquo;empire des OGM</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Commentaire de Claude Reiss, président d&#8217;Antidote Europe</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Aug 2012 11:42:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AEADM</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>On trouvera ailleurs sur ce site, un compte-rendu de notre “ test cancer “, qui est enfin publié. Annoncé en 2008, et malgré les dons de nos adhérents que nous en remercions de nouveau, quatre ans se sont passés, mais<span class="ellipsis">&#8230;</span><div class="read-more"><a href="http://antidote-europe.org/article/la-coupe-est-pleine/">Lire la suite &#8250;</a></div><!-- end of .read-more --></p><p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/article/la-coupe-est-pleine/">Commentaire de Claude Reiss, président d&rsquo;Antidote Europe</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On trouvera ailleurs sur ce site, un compte-rendu de notre “ test cancer “, qui est enfin publié. Annoncé en 2008, et malgré les dons de nos adhérents que nous en remercions de nouveau, quatre ans se sont passés, mais notre initiative débouche non pas sur un test cancer, mais sur celui d’un mélange de pesticides.</p>
<p>Examinons d’abord la genèse de cette modification : la responsabilité principale incombe au manque de moyens financiers. Remarquez que le projet “Carcinogenomics” de l’Union Européenne, lancé par la CE en fin 2006 pour 5 ans avec un budget de €12 millions, n’est toujours pas terminé (une prolongation de 6 mois a été demandée en mars 2011, mais en août 2012 toujours un silence assourdissant sur ses résultats), alors que 19 gros laboratoires européens y participent. (Pour la petite histoire, un consortium auquel nous participions avait soumis en février 2006 un projet carcinogénomique à  l’Union Européenne, pour 2 ans et €2 millions. Bien que solidement charpenté suite à  nos études de toxicogénomique de 2004-5, le projet a été rejeté sous un prétexte ridicule prouvant l’incompétence de l’examinateur, mais repris pour l’essentiel par le projet Carcinogenomics de l’UE Bien entendu, notre recours contre ce plagiat auprès de la CE est allé directement au panier).</p>
<p>Venons-en à  notre étude des mélanges de pesticides. Les résultats montrent plusieurs points intéressants.</p>
<p>1. Les mélanges de substances chimiques présentes dans notre corps peuvent réserver des surprises désagréables. Le plus souvent, ces effets sont additifs, mais ils peuvent aussi être explosifs, l’un des composants stimulant l’agression d’un autre. Cet effet synergique est montré par le mélange des trois fongicides, qui inhibent la synthèse d’amino-acides. Les fongicides isolés sont peu toxiques chez le rat et supposés inoffensifs chez l’homme. En réalité, sur des cellules du système nerveux central humain, l’un des fongicides agresse les mitochondries, agression qui, à  même concentration, est décuplée par le mélange des trois. Cette agression se manifeste par un fort stress oxydatif, dont on sait qu’il est responsable de neurotoxicités graves (Alzheimer, ataxie de Friedreich), de maladies cardio-cérébro-vasculaires, de maladie des intestins (qui renferme quantité de cellules neuronales) et de cancer. Ce mélange est un pourvoyeur de pathologies graves ! Combien d’autres mélanges dangereux sont encore à  mettre en évidence, dans les 850 pesticides, sans parler des 166 000 substances chimiques qui nous entourent ?</p>
<p>2. La directive REACH, qui prévoit l‘évaluation de ces 166 000 substances chimiques, concerne les substances pures. La Commission Européenne (CE) persiste depuis 6 ans (et contre toute logique) à  imposer ces tests de toxicité sur des rongeurs. Comme il en faudrait plusieurs milliers par substance, on voit qu’il faudrait en sacrifier de l’ordre du milliard pour satisfaire REACH. Or nos résultats montrent que c’est largement insuffisant et qu’il convient de se préoccuper des interactions entre substances présentes dans notre corps, qui peuvent avoir des effets dramatiques. Ils montrent aussi qu’il faut étudier plusieurs lignées cellulaires, certaines réagissant beaucoup plus que d’autres. Enfin, ces substances sont le plus souvent métabolisées en entrant dans notre organisme, le métabolite ayant souvent une toxicité différente de celle de la substance (voir nos études de métabolites par toxicogénomique en 2004-5). Globalement donc, là  ou REACH prévoit un test par substance, il faudrait en effectuer très considérablement plus. Prenons l’exemple d’une personne ayant 10 pesticides dans son organisme. Il faudrait 45 essais pour apprécier la toxicité des pesticides pris 2 par 2, 120 essais pour les combinaisons 3 par 3 etc, soit au total plus de 1000 tests. Il en faudrait autant pour évaluer la toxicité des métabolites, et encore autant pour apprécier les toxicités croisées entre les combinaisons des 10 substances et leurs métabolites, et ces tests sont à  répéter pour les lignées cellulaires des tissus et organes les plus exposés : le nombre de test serait à  quatre chiffres au moins. Même si des animaux étaient des modèles fiables de l’homme (ce qu’ils ne sont pas, n’en déplaise à  la CE ), REACH en consommerait des MILLIERS de MILLIARDS si l‘évaluation des toxicités devait être sérieuse. La CE, au mieux se berce de douces illusions, au pire accepte que les citoyens européens soient envoyés à  l’hôpital ou au cimetière par millions chaque année.</p>
<p>3. Cette évaluation serait par contre à  la portée de la toxicogénomique servie par des robots (dispositifs existant aux USA). Cette méthode permettrait de plus d‘élucider les mécanismes des effets additifs ou synergiques des mélanges</p>
<p>4. Si vous, lecteur, ne voulez pas servir plus longtemps de cobaye à  l’industrie chimique ou des phytosanitaires, aidez-nous à  briser le diktat de la CE imposant les tests de toxicité sur des rongeurs.</p>
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		<title>Etude &#171;&#160;Test cancer&#160;&#187; : mission accomplie !</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Aug 2012 11:37:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AEADM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Nous avons àvous faire partager une immense joie et une grande préoccupation. La joie d’avoir terminé notre étude “Test cancer” et de la voir publiée dans un très prestigieux périodique scientifique. La préoccupation pour notre santé et celle des générations<span class="ellipsis">&#8230;</span><div class="read-more"><a href="http://antidote-europe.org/article/etude-test-cancer-mission-accomplie/">Lire la suite &#8250;</a></div><!-- end of .read-more --></p><p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/article/etude-test-cancer-mission-accomplie/">Etude &laquo;&nbsp;Test cancer&nbsp;&raquo; : mission accomplie !</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons àvous faire partager une immense joie et une grande préoccupation. La joie d’avoir terminé notre étude “Test cancer” et de la voir publiée dans un très prestigieux périodique scientifique. La préoccupation pour notre santé et celle des générations futures car cette étude met en évidence certains des effets néfastes de combinaisons de pesticides à des doses auxquelles nous sommes tous exposés. La balle est à présent dans le camp des autorités en charge de la santé publique : vont-elles prendre les mesures appropriées ?</p>
<p>Notre projet “Test cancer” avait vu le jour à l‘été 2008. Nous souhaitions faire une étude scientifique démontrant que l’on pouvait mettre en évidence les effets toxiques, en particulier cancérigènes, de substances chimiques sans recourir aux tests sur des animaux. Ce projet faisait suite à notre analyse de 28 substances chimiques par toxicogénomique en 2005. En trois ans, les techniques modernes avaient beaucoup évolué, permettant une étude encore plus précise que la première.</p>
<p>Début 2008, nous étions contactés par l’association Générations Futures qui avait mis en évidence la présence de plusieurs pesticides dans une même grappe de raisin achetée dans le commerce et qui nous a demandé si nous pouvions démontrer les effets toxiques de ces pesticides.</p>
<p>Générations Futures et Antidote Europe se sont donc associées pour concevoir et financer les expériences nécessaires à cette démonstration. Notre étude “Test cancer” s’est orientée vers la mise en évidence des effets des mélanges de substances chimiques, un domaine encore très peu exploré à l‘époque. Cette étude nous tenait à coeur pour au moins deux raisons. D’abord, comme nous l’avions fait en utilisant la toxicogénomique de façon originale en 2005, montrer aux autorités l‘énorme potentiel et les avantages des méthodes de toxicologie modernes. Ensuite, montrer que ces méthodes permettent de faire des tests impossibles à réaliser sur des animaux, tests pourtant nécessaires puisque les mélanges de pesticides et autres substances chimiques correspondent bien aux conditions d’exposition de la population.</p>
<p>L‘ère des tests de toxicologie faits sur des animaux doit prendre fin. Les autorités en charge de la santé publique doivent reconnaître que ces tests sont obsolètes, qu’ils n’ont aucune fiabilité, en plus d‘être longs et coûteux. Si elles n’imposent pas, par une réglementation adaptée, les tests modernes dont nous (entre autres) venons encore une fois de démontrer la fiabilité et la précision, elles seront tenues pour responsables de la dégradation de la santé de notre génération et de celles à venir.</p>
<p>L‘étude a consisté àmettre des cellules humaines en culture et à les exposer à trois pesticides (détectés dans du raisin de table), chacun isolément, puis en mélange. Claude Reiss et André Ménache ont discuté des modalités techniques avec Michael Coleman, professeur de toxicologie et directeur d’un laboratoire de toxicologie à l’Université d’Aston, au Royaume Uni (1). Une fois le protocole expérimental établi, c’est l‘équipe du Pr Coleman qui a réalisé toutes les expériences.</p>
<p>Des cellules humaines neuronales et gliales ont été utilisées. Ces deux types de cellules coexistent dans le cerveau et le SNC humain. Toutes deux sont des lignées établies qui ont été extraites de tumeurs prélevées chirurgicalement et disponibles commercialement (il ne s’agit pas de cellules souches embryonnaires, elles ne pose donc pas de problème éthique). Les cellules neuronales SH-SY5Y et les cellules gliales U251 utilisées dans notre étude ont été isolées il y a plusieurs dizaines d’années et leurs propriétés biologiques sont bien connues. Notre équipe scientifique les a donc choisies comme modèles de notre SNC pour ces expériences.</p>
<p>Les pesticides (plus précisément des fongicides) testés sont le pyrimethanil, le cyprodinil et le fludioxonil. Les cellules ont tout d’abord été exposées à différentes concentrations de chacune de ces substances ainsi qu’au mélange des trois, de façon à définir les concentrations auxquelles des effets sont constatés et les concentrations de cytotoxicité (concentration tuant les cellules). Les essais ont été par la suite effectués en-dessous de ce seuil pour permettre aux cellules de réagir. Les deux lignées cellulaires ont été affectées de façon comparable par le mélange des pesticides ainsi que par le fludioxonil et le cyprodinil seuls, tandis que le pyrimethanil s’est avéré plus toxique pour les cellules gliales que pour les cellules neuronales.</p>
<p>On a cherché ainsi à comprendre par quels mécanismes les pesticides ont affecté les cellules, ce qui est important pour évaluer les possibles effets toxiques à long terme sur les cellules et, donc, sur l’organisme humain. C’est évidemment la partie la plus importante de l‘étude, les tests de cytotoxicité n‘étant qu’un préalable à celle-ci. Contrairement à une affirmation récurrente de nos adversaires qui prétendent que seuls les tests sur des animaux permettent d‘évaluer les effets d’une substance chimique à long terme sur un organisme entier, les modèles cellulaires le permettent bien aussi à condition de ne pas se limiter à une simple mesure de la cytotoxicité et d’utiliser les connaissances acquises depuis quelques décennies en biologie moléculaire et, surtout, en génétique humaine.</p>
<p>Plusieurs tests ont été effectués pour mettre en évidence les effets des pesticides à des concentrations non létales et après une période d’exposition de 48 heures :</p>
<ol>
<li>la mesure du potentiel de membrane mitochondriale ;</li>
<li>la mesure de l’ATP par luminescence ;</li>
<li>la mesure du glutathion ;</li>
<li>la mesure de l’expression de certains gènes (caspase-3, superoxyde dismutase et glutathione peroxydase) par la technique de la réaction de polymérisation en chaîne (PCR) en temps réel.</li>
</ol>
<p>Les deux premiers tests effectués visaient à étudier l’effet des pesticides sur les mitochondries qui sont les générateurs d‘énergie de nos cellules.</p>
<p>1. Le premier test a révélé que sur les deux lignées cellulaires, le cyprodinil et le mélange des trois étaient les plus toxiques. Venaient ensuite, par toxicité décroissante, le fludioxonil sur les cellules neuronales et le pyrimethanil sur les cellules gliales, puis le pyrimethanil sur les cellules neuronales et le fludioxonil sur les cellules gliales. Ce test indique l‘état de la membrane mitochondriale. Si elle est en mauvais état (dépolarisée), les mitochondries seront détruites et la production d‘énergie dans la cellule ne pourra pas se faire. Plus il y aura de mitochondries détruites et moins la cellule sera capable d’assurer sa fonction, faute d‘énergie suffisante.</p>
<p>2. Le deuxième test mesurait la quantité d’ATP, c’est-à-dire de la molécule que les cellules utilisent comme “combustible” (source d‘énergie). L’ATP est produit dans les mitochondries. De façon logique, il a donc été constaté que les trois pesticides isolément et en mélange ont fait chuter la quantité d’ATP disponible sur les deux lignées cellulaires. Toutefois, il n’y a pas eu, ici, des différences significatives : les lignées cellulaires réagissent “ à fond “ aux trois fongicides comme à leur mélange, avec un petit “ plus “ pour le cyprodinil qui s’est montré plus toxique que le pyrimethanil sur les cellules neuronales.</p>
<p>Au total, les cellules gliales ont paru plus résistantes que les cellules neuronales à la destruction des mitochondries. Dans notre cerveau, les cellules gliales ont un rôle nourricier et protecteur (entre autres) vis-à-vis des neurones qui sont les responsables de la transmission nerveuse et, donc, des fonctions cérébrales (perception, cognition, mémoire, etc.).</p>
<p>Les deux derniers tests visaient à mettre en évidence le stress oxydant, une agression qui peut aller jusqu‘à provoquer la mort de nos cellules et contribuer au vieillissement de l’organisme, ainsi que la capacité de détoxification des cellules.</p>
<p>3. Le glutathion est une petite molécule formée de 3 acides aminés, dont la cystéine qui assure ses principales propriétés biochimiques. Présente en abondance dans toutes nos cellules, le couple formé par les formes réduites et oxydées de la glutathion permet de “ manipuler “ les électrons dans la cellule. Elle “neutralise” entre autres les radicaux libres de l’oxygène, lesquels peuvent être très agressifs pour tout le métabolisme cellulaire et même induire des mutations génétiques. Un taux de glutathione élevé correspond à une bonne défense des cellules face aux radicaux libres, responsables de ce que l’on appelle “stress oxydant” ou “stress oxydatif”. Or, notre troisième test a indiqué que, à de faibles concentrations, le cyprodinil et le pyrimethanil induisaient des réductions significatives de glutathione dans les cellules neuronales ; le cyprodinil et le fludioxonil induisaient des réductions de glutathione dans les cellules gliales ; la combinaison des trois induisait des réductions dans les deux lignées cellulaires, à faible et à forte concentration.</p>
<p>4. Lors du quatrième test, les variations d’expression de certains gènes ont été étudiées par toxicogénomique. Il s’agit d’une variante de la méthode que nous avions utilisée en 2005, qui était basée sur des puces à ADN pour révéler les modifications de l’expression des gènes. Les progrès faits depuis ont développé une autre méthode (qRT PCR, ici méthode avec intercalation de SYBR-Green) qui permet aussi de déterminer le nombre de copies du messager du gène ciblé, mais plus rapidement et plus précisément.</p>
<p>Nous nous sommes intéressés plus particulièrement à la dérégulation, en présence des fongicides, de 3 gènes associés au stress oxydatif : la glutathion peroxydase (GPx, ne pas confondre avec GSH, près de 100 fois plus petit que GPx), enzyme qui accélère considérablement la production de glutathion oxydé à partir du glutathion réduit, donc la destruction par GSH des radicaux libres. La Superoxyde dismutase (SOD), une enzyme qui détruit (dismute) le radical superoxyde O2- en O2 et H2O2. Enfin, la Caspase 3 (CASP3), dont l’expression augmentée prouve que la cellule va vers l’apoptose (suicide programmé, en général consécutif à la destruction des mitochondries).</p>
<p>Exposées pendant 48 heures aux fongicides seuls à des concentrations de 62.5 et 500ÂµM, ces gènes dans les deux lignées cellulaires réagissent très modérément sauf contre le cyprodinil à 500ÂµM. Dans ce dernier cas les cellules neuronales voient leurs gènes SOD et GPx stimulés d’un facteur 5, consistant avec la réaction de dismutation en H2O2 et la destruction de ce dernier par GSH activé par GPx. Exposées à 500ÂµM de cyprodinil, les cellules gliales voient elles l’expression deSOD stimulée 20 fois, mais sans stimulation de GPx. Ces cellules n‘éliminent donc pas les H2O2 créés en abondance par la dismutation, ce qui explique peut-être la stimulation de 12 fois de CASP3, qui signal le suicide cellulaire programmé.</p>
<p>Les résultats les plus spectaculaires sont obtenus avec les mélanges 500ÂµM des trois fongicides. Les cellules neuronales surexpriment près de 20 fois SOD (à comparer aux 5 fois pour le cyprodinil seul), mais la stimulation de GPx est au niveau de celle du cyprodinil seul. La CASP3 étant aussi stimulé 5 fois dans le mélange, il est probable que l’abondance de H2O2 due à la forte dismutation par SOD mais non détruits par GPx dirige la cellule vers le suicide programmé.</p>
<p>Les cellules gliales exposées aux mélanges 500ÂµM des trois fongicides surexpriment près de 30 fois le gène GPx, dont les niveaux d’expressions aux substances pures sont quasi inexistants. Comme la surexpression dans le mélange de SOD est comparable à celle du pyridanil seul, la forte surexpression de GPx signifie que le mélange stimule très considérablement la neutralisation de H2O2. La stimulation de CASP3 dans le mélange est à peine supérieure à celle due au cyprodinil seul.</p>
<p>Les trois gènes étudiés sont très actifs dans la lutte des cellules étudiées contre le stress oxydant. Plus l’agression est forte et plus l’expression de ces gènes va augmenter de façon à permettre à la cellule soit de tenter de réparer les dégâts, soit de se “suicider” si elle n’est plus viable. Le test a montré que les cellules gliales réagissaient plus fortement au mélange que les cellules neuronales pour l’induction de l’apoptose (près de 3 fois) et la mobilisation de la glutathion superoxydase (près de 6 fois), de façon comparable pour la SOD.<br />
Interprétation des résultats</p>
<p>Chacun des trois pesticides et plus encore leur combinaison ont affecté très fortement la capacité des deux types de cellules nerveuses à produire de l‘énergie. Or, on sait qu’une faible production d‘énergie par nos cellules nerveuses est un mécanisme possible de neurotoxicité in vivo. Neurotoxicité qui, selon les individus, la nature de l’exposition (aiguà« ou chronique, forte ou faible dose, etc.), les interactions avec d’autres substances chimiques ou d’autres facteurs, pourra éventuellement se traduire par une évolution vers des maladies comme celles de Parkinson ou d’Alzheimer.</p>
<p>Chacun des trois pesticides et plus encore leur combinaison a également affecté l’expression de gènes qui protègent les cellules contre le stress oxydant et contre les substances toxiques. Or, le stress oxydant peut mener à la disparition pure et simple des cellules ou (entre autres) au déclenchement d’un processus cancéreux.</p>
<p>Grâce aux données de santé publique disponibles auprès d’organismes comme l’INED, l’INSERM, etc. nous constatons que le nombre de personnes atteintes de cancer, de maladies neurodégénératives, de diabète et autres maladies graves ne cesse d’augmenter depuis les années 1960. Notre étude apporte une nouvelle preuve du lien possible entre l’exposition à certaines substances chimiques et la survenue de ces maladies. Nous avons montré qu’il est possible d‘évaluer la toxicité des substances chimiques de façon fiable et que ce sont ces méthodes modernes qui devraient être imposées par la réglementation plutôt que les tests sur des animaux. Ces derniers peuvent induire en erreur (et par la même occasion permettre aux fabricants d‘écouler des substances en fait très toxiques pour l’homme), ils sont beaucoup trop longs à mettre en éuvre (alors que de très nombreuses substances sont “inventées” chaque année) et ils sont très coûteux.</p>
<p>Nous appelons donc les autorités en charge de la santé publique à légiférer pour que cesse le recours aux tests de toxicologie sur des animaux, pour que les méthodes modernes et fiables soient mises en éuvre, pour que la toxicité des substances soit enfin évaluée et pour que les plus toxiques de ces substances soient interdites. Des exemples comme le bisphénol A ont montré que les fabricants étaient capables de trouver des substances de remplacement quand une substance dont la toxicité est démontré a été interdite. Notre santé ne doit plus être sacrifiée aux profits des industriels de la chimie ou des phytosanitaires!</p>
<h2>Consécration</h2>
<p>Comme nos lecteurs fidèles le savent, cette étude a nécessité des moyens financiers importants (de l’ordre de 70 000 euros) et quatre années de travail. Ce délai extraordinairement long n’est pas dû au temps nécessaire pour réaliser les expériences puisque, comme nous le disons régulièrement, ces méthodes sont beaucoup plus rapides que les tests sur des animaux qui, eux, peuvent prendre jusqu‘à deux ans pour une seule substance. Quelques semaines seulement seraient nécessaires pour réaliser notre étude dans un laboratoire préalablement équipé. Le coût par substance serait également très faible dans un tel laboratoire.</p>
<p>Le coût et le temps qu’il nous a fallu s’expliquent par le fait que nous avons conçu l‘étude de A à Z, que nous avons dû jongler avec la disponibilité de l‘équipe de chercheurs universitaires et régler à la fois le coût du matériel et les honoraires des chercheurs, que nous avons dû réaliser un complément d‘étude suite à la demande d’un périodique scientifique et que nous étions, depuis plusieurs mois, dans l’attente de l’acceptation pour publication.</p>
<p>Or, la vraie consécration de notre étude est, précisément, la publication dans une très prestigieuse revue à comité de lecture. Nous vous l’avons expliqué dans les Notices précédentes, les résultats d’une étude scientifique sont bien davantage pris au sérieux s’ils sont publiés dans de telles revues, les plus prestigieuses de préférence. Nous avons voulu donner le plus de poids possible à cette étude et sommes donc très heureux d’avoir pu annoncer sa publication dans PLoS ONE d’août 2012 (2).</p>
<p>Le 7 août 2012, nous avons diffusé un communiqué de presse que ceux d’entre vous qui nous ont donné leur adresse électronique ont dû recevoir. A l’heure de boucler cette Notice, il est trop tôt pour connaître les échos que cette étude aura dans les médias grand public mais Claude Reiss a été interviewé par un journaliste du Monde dès la publication de l’article scientifique, avant même la diffusion de notre communiqué de presse !</p>
<h2>Un grand merci !</h2>
<p>Accomplir ce travail n’aurait jamais été possible sans le soutien financier de beaucoup de nos adhérents, ceux qui avaient répondu à notre appel de l‘été 2008. C’est donc tout naturellement d’abord à eux que vont nos très vifs remerciements. Nous remercions également du fond du céur les organisations qui nous ont envoyé leur soutien, à savoir, par ordre alphabétique : Fondation Marchig, Générations Futures, Union belge pour l’abolition de l’expérimentations sur les animaux vivants (UBAEAV).</p>
<p>(1) Nous vous proposions une interview de lui dans La Notice d’Antidote de septembre 2008.<br />
(2) Référence précise consultable sur internet : <a href="http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0042768" target="_blank">“A Preliminary Investigation into the Impact of a Pesticide Combination on Human Neuronal and Glial Cell Lines In Vitro”</a> <img alt="external link" src="http://antidote-europe.org/wp-content/themes/responsive-child-theme/images/external.png" /> by Michael D. Coleman, John D. O’Neil, Elizabeth K. Woehrling, Oscar Bate Akide Ndunge, Eric J. Hill, Andre Menache, Claude J. Reiss</p>
<p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/article/etude-test-cancer-mission-accomplie/">Etude &laquo;&nbsp;Test cancer&nbsp;&raquo; : mission accomplie !</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Expérimentation animale : tout sauf scientifique !</title>
		<link>http://antidote-europe.org/entretiens/martin-ashby-experimentation-animale-tout-sauf-scientifique/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Aug 2012 22:09:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AEADM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretiens avec des chercheurs ou médecins opposés à l'expérimentation animale]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Un nouveau témoignage d’un médecin britannique le confirme : expérimenter sur des animaux ne permet pas de trouver des remèdes pour l’homme. Cette pratique persiste surtout car elle est très lucrative et permet de “publier”. Dans l’intérêt de notre santé, nous devrions cesser de sacrifier des animaux et nous tourner tout d’abord vers une bonne hygiène de vie.<div class="read-more"><a href="http://antidote-europe.org/entretiens/martin-ashby-experimentation-animale-tout-sauf-scientifique/">Lire la suite &#8250;</a></div><!-- end of .read-more --></p><p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/entretiens/martin-ashby-experimentation-animale-tout-sauf-scientifique/">Expérimentation animale : tout sauf scientifique !</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
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<p><strong>Un nouveau témoignage d’un médecin britannique le confirme : expérimenter sur des animaux ne permet pas de trouver des remèdes pour l’homme. Cette pratique persiste surtout car elle est très lucrative et permet de “publier”. Dans l’intérêt de notre santé, nous devrions cesser de sacrifier des animaux et nous tourner tout d’abord vers une bonne hygiène de vie.</strong></p>
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<p><img class="size-medium wp-image-972 alignleft" alt="expérimentation animale dr martin ashby" src="http://antidote-europe.org/wp-content/uploads/2012/05/Dr_Martin_Ashby_260_347-224x300.jpg" width="224" height="300" />Le Dr Martin Ashby a obtenu son doctorat de médecine à  la University College London Medical School, après avoir obtenu un diplôme en psychologie. Il s’est formé à  la médecine générale. Il a ensuite été le médecin-chef d’un service de soins de base pour des sans abri dans le nord de Londres. Trois ans plus tard, il a repris l’exercice de la médecine générale tout en travaillant dans une unité de sevrage alcoolique et de désintoxication dans le sud de Londres. Il a passé quatre ans à  se former à  la médecine palliative et il a travaillé comme consultant en médecine palliative dans un hospice de la côte sud de Grande Bretagne.</p>
<p>Pour faire carrière en recherche scientifique, il faut que les expériences menées en laboratoire soient publiées dans des périodiques à  comité de lecture. Plus il est l’auteur de telles publications et plus un chercheur est reconnu dans son domaine. Quel que soit l’intérêt réel de l’expérience ! Dans l’interview que nous vous présentons ce trimestre, un navrant exemple de cet immense obstacle à  l’abolition de l’expérimentation animale. Et des réflexions d’un médecin plein d’humanisme et de bon sens.</p>
<p><strong>Antidote Europe (AE) : A quel moment au cours de vos études de médecine avez-vous commencé à  remettre en question la validité des “modèles animaux” pour la médecine humaine ?</strong></p>
<p>Martin Ashby (MA) : Pendant ma formation à  l‘école de médecine, nous devions faire des expériences sur des cuisses de grenouille et sur des coeurs de lapin. Ces expériences faisaient partie du module de physiologie humaine. Plusieurs collègues et moi-même avons pris part à  l’expérience sur des cuisses de grenouille, soit des études de la conduction nerveuse sur des cuisses sectionnées de grenouilles tuées juste avant. Comme nous étions plusieurs à  penser que nous n’avions rien appris, nous avons refusé de participer aux expériences sur les coeurs de lapin, prévues quelques semaines plus tard. On nous disait que ces expériences étaient une partie “essentielle” de notre formation et de notre compréhension de la physiologie du système nerveux et du coeur humain. Si nous tentions d’en débattre, certains physiologistes devenaient très intransigeants, voire intimidants, et même certains collègues médecins étaient, tristement, tout aussi fermés au dialogue et accrochés à  leur statut de “patrons”. Mon espoir que l’université enseigne à  penser et à  questionner était menacé. Pour moi, la science devait être une constante remise en question du dogme mais elle commençait à  m’apparaître comme un groupe quasi religieux !<br />
Deux ans plus tard, j’ai appris que ces expériences avaient été supprimés du cursus, preuve qu’elles n‘étaient nullement “essentielles” pour notre formation. Je me suis demandé quelles autres expériences sur des animaux avaient été faites dans les cursus antérieurs sans être davantage “essentielles”. C’est ainsi que j’ai commencé à  me poser des questions. Cette expérience m’a appris beaucoup. La médecine est souvent une corporation très conservatrice. Quiconque remet en question le savoir acquis peut susciter la résistance et le ridicule. En gros, nous devions nous couler dans le moule du candidat idéal. C’est un triste état des choses. A partir de ce moment, quand on me disait qu’une expérimentation animale était essentielle, j’avais appris à  remettre en question cette affirmation.</p>
<p><strong>AE : Quelle est votre opinion actuelle sur l’expérimentation animale ?</strong></p>
<p>MA : Je me suis mis à  lire les argumentations pro et anti-vivisection. A l‘époque, la plupart des organisations anti-vivisection discutaient du fondement éthique des expériences sur des animaux et les pro-vivisection disaient à  quel point la recherche sur des animaux serait essentielle, en utilisant des arguments émotionnels allant jusqu‘à  : “Faut-il tester un médicament sur un chien ou sur votre bébé ?”<br />
Toutefois, j’ai bientôt été intéressé de découvrir qu’il y a de plus en plus de médecins et de scientifiques qui mettent en question la pertinence et la fiabilité des expériences sur des animaux pris comme modèles de maladies humaines. J’ai tenté d’en rencontrer certains. Beaucoup ne voulaient pas parler de peur de représailles sur leurs carrières. J’ai lu des livres du Dr Ray Greek, du Pr Pietro Croce, entre autres. J’ai ainsi commencé à  apprendre qu’il y a de nombreux exemples (que je ne listerai pas ici) où les expériences sur des animaux ne prédisent pas les réactions chez l’homme. Mon opinion s’est ainsi faite. Tester un médicament ou un traitement sur un animal dans le but de vérifier s’il est sûr et efficace pour l’homme n’est pas de la science. Au mieux, lorsqu’un résultat a été prédit sur un modèle animal, ceci n’a été que pure coïncidence et non le résultat d’un processus scientifique.<br />
Outre les différences physiologiques, la complexité des réactions humaines et les interactions entre un état pathologique et la santé psychologique et sociale ne doivent jamais être minimisées. Dans mon domaine, la médecine palliative, une grande partie de mon travail consiste à  traiter les patients pour la douleur. Je suis toujours frappé de constater comment des maladies presque identiques peuvent causer des douleurs terribles chez certains patients et pas de symptômes chez d’autres. Les médicaments peuvent soulager certains de façon étonnante et causer des effets secondaires intolérables chez d’autres. C’est d’une naïveté consternante de penser que tester un médicament anti-douleur sur une espèce animale différente avec un modèle artificiel de douleur, par exemple en asseyant un animal sur une plaque chaude dans l’environnement stérile d’un laboratoire, puisse être utile pour prédire les réactions chez des patients atteints de cancer ou autres maladies. A mon avis, les expériences sur des animaux pris comme modèles de maladies humaines, ne sont pas de la science.</p>
<p><strong>AE : Quelle est votre opinion sur la recherche fondamentale (c’est-à -dire faite par simple curiosité intellectuelle) impliquant des animaux vivants ?</strong></p>
<p>MA : J’ai autrefois entendu un collègue dire, à  l‘école de médecine : “Faites une piqûre à  un rat et il en sort une publication”. Je m’en rappellerai toujours.<br />
Mon opinion reste la même. La recherche sur des animaux pour trouver des traitements pour l’homme n’est pas une façon d’avancer.<br />
Pour vous écrire mes réponses, j’ai fait un petit test. J’ai cherché dans la base de données biomédicales Medline les articles traitant de la Gabapentine, un médicament fréquemment utilisé contre la douleur. La Gabapentine a été mise sur le marché en 1993. Il est avéré qu’elle fonctionne souvent très bien en combinaison avec des opiacés dans le traitement de certains types de douleur. Les ventes ont été énormes et des centaines de milliers de patients ont pris ce médicament au Royaume Uni. En dépit de toutes ces données disponibles sur les réactions humaines, j’ai quand même trouvé une étude publiée en 2012 dans laquelle des souris ont été placées sur des plaques chaudes pour évaluer les effets anti-douleur de la Gabapentine en combinaison avec des opiacés. Cette étude a été publiée seulement trois semaines avant que je ne rédige ces lignes, près de vingt ans après la mise sur le marché du médicament. Pourquoi ? Si nous le voulions, nous pourrions avoir beaucoup de données obtenues sur des humains dans des situations réelles avec des pathologies réelles qui provoquent de la douleur. Pour moi, ce petit test en dit long. J’entends résonner fort et clair ce que disait ce collègue à  l‘école de médecine.</p>
<p><strong>AE : Si vous étiez nommé ministre de la Santé, quelles seraient vos priorités pour améliorer la santé publique ?</strong></p>
<p>MA : C’est une question intéressante. Ma réponse serait qu’une grande influence sur notre santé vient non du ministère de la Santé mais de nos liens confortables avec l’industrie des aliments et des boissons et avec ses lobbyistes. Ces relations et influences ressemblent à  ce qui s’est passé avec l’industrie du tabac. Voir des maternités sponsorisées par des géants du fast-food me donne des frissons.<br />
Nous constatons des taux de plus en plus forts d’obésité, d’hypertension, de diabète de type 2 et leurs cortèges de maladies associées.<br />
Cela dit, en matière de santé, il me semble que l’on donne trop d’importance à  la mise au point de nouveaux médicaments. Je ne suis pas contre la découverte de nouveaux médicaments. Mais il se passe rarement une semaine sans que je voie des patients qui se sentent laissés pour compte par le système actuel de santé en raison d’un manque de soins basiques, de communication et de dignité. Ce n’est pas rare de voir des patients qui reçoivent des médicaments coûtant des milliers de livres par mois et privés d’une nutrition adéquate, d’une bonne hydratation et de soins de base. Quelque chose ne tourne pas rond. Un manque criant de soins de base à  l’hôpital de North Staffordshire a été récemment porté à  la connaissance du public. Il a été constaté dans cet établissement, entre autres, que des patients avaient été laissés sur des lits souillés, d’autres contraints de boire l’eau des vases à  fleurs faute d’accès à  l’eau potable sous le regard atterré de leurs parents. Voilà  un exemple embarrassant de ce qui est souvent inadéquat dans notre service de santé.</p>
<p><strong>AE : Merci beaucoup pour le temps que vous avez consacré à  cette interview. Y a-t-il d’autres commentaires que vous souhaiteriez ajouter ?</strong></p>
<p>MA : Bien que les expériences sur des animaux pour tester des cosmétiques ou des produits d’entretien aient pu être abolies grâce à  la pression publique seule, je pense que les expériences médicales sur des animaux seront difficiles à  abolir tant que les professionnels de santé resteront en dehors du débat.<br />
Malheureusement, beaucoup d’intérêts financiers et de carrières reposent sur l’expérimentation animale. Il y a beaucoup d’intimidation et de conservatisme. Si les communautés scientifique et médicale continuent à  remettre en question la validité des “modèles animaux” en tant que modèles de maladies humaines, la profession commencera à  les rejeter.<br />
Voilà  pourquoi il est si important que des organisations comme Antidote Europe poursuivent leurs campagnes et je vous souhaite la meilleure des chances pour atteindre vos objectifs.</p>
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		<title>REACH est-il un inutile massacre d&#8217;animaux ?</title>
		<link>http://antidote-europe.org/presse/reach-inutile-massacre-animaux/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Aug 2012 16:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AEADM</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Perpignan, le 9 août- Le programme européen d‘évaluation des effets toxiques des substances chimiques REACH est une tentative bien intentionnée de protection de la santé humaine et de l’environnement, mais ce programme est défectueux du point de vue scientifique. Telle est la<span class="ellipsis">&#8230;</span><div class="read-more"><a href="http://antidote-europe.org/presse/reach-inutile-massacre-animaux/">Lire la suite &#8250;</a></div><!-- end of .read-more --></p><p>Cet article <a href="http://antidote-europe.org/presse/reach-inutile-massacre-animaux/">REACH est-il un inutile massacre d&rsquo;animaux ?</a> est apparu en premier sur <a href="http://antidote-europe.org">Antidote Europe</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Perpignan, le 9 août- Le programme européen d‘évaluation des effets toxiques des substances chimiques REACH est une tentative bien intentionnée de protection de la santé humaine et de l’environnement, mais ce programme est défectueux du point de vue scientifique. Telle est la conclusion d’un rapport publié cette semaine dans la revue à  comité de lecture Medicolegal and Bioethics.</p>
<p>Ce rapport suggère : – que les connaissances en toxicologie moderne des autorités sanitaires européennes ne sont pas à  jour ; – que les tests sur des animaux requis par la réglementation ne permettent pas de prédire les effets des substances chimiques sur l’homme ; – que l’application du règlement REACH va entraîner un inutile massacre d’animaux ; – que la santé publique et l’environnement continueront à  être exposés aux risques des substances chimiques toxiques.</p>
<p>André Ménache, principal auteur du rapport, déclare :<br />
“Bien que le règlement REACH place la charge de la preuve sur les fabricants à  qui il incombe de démontrer la sécurité de leurs produits, il “marque un but contre son propre camp” en obligeant les fabricants à  utiliser des méthodes sans aucune fiabilité pour prédire l’impact sur la santé humaine.”</p>
<p>Il ajoute :<br />
“Le fait qu’il n’ait pas été proposé aux citoyens de l’Union européenne la possibilité de donner ou de refuser leur consentement avant d‘être exposés à  la charge toxique qui, maintenant, nous contamine, a des implications légales et de santé publique. La présence de près de 300 substances chimiques de synthèse dans le cordon ombilical des nouveau-nés témoigne de l‘échec de la stratégie de contrôle de la pollution, alors même que les autorités sanitaires européennes devraient concentrer leurs efforts sur la prévention de la pollution.”</p>
<p>Le rapport appelle à  mettre en oeuvre sans délai les mesures suivantes : – accroître de façon significative la bio-surveillance (analyse d‘échantillons de sang ou d’urine) des citoyens européens et publier les résultats ; – évaluer la toxicité des substances chimiques en utilisant les méthodes de la toxicologie moderne, sans recours aux tests sur des animaux, et de façon transparente et indépendante ; – faire une priorité de l’interdiction et de la protection vis-à -vis de l’exposition aux substances chimiques nocives trouvées dans les échantillons de sang et d’urine chez les adultes et dans les échantillons de sang de cordon ombilical ; – mettre en place une politique de santé publique basée sur la prévention de la pollution plutôt que sur le contrôle de la pollution.</p>
<p>Pour consulter le rapport, cliquer sur ce lien :</p>
<p><a href="http://www.dovepress.com/articles.php?article_id=10625" target="_blank">http://www.dovepress.com/articles.php?article_id=10625</a> <img alt="external link" src="http://antidote-europe.org/wp-content/themes/responsive-child-theme/images/external.png" /></p>
<p>Contact médias : André Menache 0044-7906-446889</p>
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