Dissections : les souris bannies des collèges et lycées

Paris, le 15 décembre 2014 – Antidote Europe remercie le ministère de l’Education nationale pour sa lettre aux recteurs d’académie clarifiant enfin la position de la France au sujet des dissections d’animaux vertébrés en collège et lycée. Antidote Europe remercie également la sénatrice Chantal Jouanno pour toutes ses actions liées à ce résultat.

dissections

Modèle de rat synthétique destiné à l’enseignement (http://www.interniche.org)

Le 28 novembre, le ministère écrivait que dans l’enseignement secondaire, les travaux pratiques de biologie « peuvent être réalisés sur des invertébrés (…) à l’exception des Céphalopodes (…) peuvent également être réalisés sur des vertébrés ou sur des produits issus de vertébrés faisant l’objet d’une commercialisation destinée à l’alimentation. La dissection des souris est donc désormais totalement exclue dans toutes les classes jusqu’au baccalauréat. » Cette interdiction concerne donc les animaux vertébrés (souris, grenouilles, poussins…) élevés dans le seul but de les disséquer en classes de biologie de l’enseignement général (elle ne concerne pas les formations techniques spécialisées).

Dans le cadre de sa campagne « Enseigner sans animaux« , lancée en 2010, Antidote Europe est en contact avec de nombreux professeurs de SVT, parents d’élèves, scientifiques qui proposent du matériel didactique, etc. La transposition en droit français de la directive européenne 2010/63/UE ne semblait pas tout à fait claire aux différentes personnes concernées. C’est pourquoi cette lettre du ministère de l’Education nationale était nécessaire et attendue.

Méthodes sans animaux vs dissections

De nombreux outils pédagogiques sans animaux sont disponibles pour les cours de SVT de tous niveaux et même pour les cours de médecine vétérinaire. Des études ont montré que ces méthodes « réussissent au moins aussi bien que celles qui supposent l’utilisation d’animaux, et parfois mieux. Ces réussites incluent une meilleure acquisition et développement de techniques chirurgicales, anesthésiques ou cliniques, une meilleure compréhension des processus biologiques complexes, une plus grande efficacité dans l’apprentissage et de meilleurs résultats aux examens. » (voir http://antidote-europe.org/methodes-alternatives-recherche-animale/)

André Ménache, directeur d’Antidote Europe, déclare : « En tant que militant actif dans plusieurs pays, je considère cette annonce ministérielle comme un grand pas en avant, en France, même s’il reste encore beaucoup à faire. »

Antidote Europe est une association à but non lucratif créée par des chercheurs issus du CNRS. Ce n’est pas une association de défense animale. Nous démontrons que les données issues de la recherche animale peuvent induire en erreur quand on les applique à l’homme. Notre directeur a déjà donné et donne régulièrement de nombreuses conférences dans les collèges et lycées britanniques, conférences au cours desquelles il réaffirme qu’aucune espèce animale n’est le modèle biologique d’une autre. Cette évidence scientifique devrait, de plus en plus, être enseignée dès les premiers cours de biologie.

Davantage d’informations sur http://antidote-europe.org

Contact médias

André Ménache : 00 44 7906 446 889 (portable, Royaume Uni) ; andre.menache@gmail.com