Attendre 2 ou 4 ans pour ne pas connaitre les effets des OGM ?

Face aux voix qui s‘élèvent pour demander une réglementation imposant de tester lesOGM sur des rongeurs pendant 2 ans, Antidote Europe propose une évaluation véritablement scientifique, pertinente pour l’homme, en 4 mois et pour un coût très abordable.

Utopie ? Pas du tout. Antidote Europe est une association créée par des chercheurs issus du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) oeuvrant pour une meilleure prévention en matière de santé humaine. Elle a déjà mis en oeuvre les méthodes qu’elle propose pour tester des substances chimiques dont le bisphénol A, démontrant dès 2005 ses effets toxiques qui ne seront reconnus par d’autres méthodes qu‘à partir de 2009, soit plus de 4 ans de perdus par les responsables de la réglementation, avant d’interdire cette substance. Antidote Europe a fait récemment une nouvelle étude (publiée dans la presse scientifique spécialisée (1)) portant sur la toxicité de mélanges de pesticides. Cette évaluation d’un mélange de substances présentes dans notre organisme est une grande première qui ouvre la voie à une toxicologie globale, pratiquement irréalisable par la toxicologie empirique sur “modèles” animaux.

Cette toxicologie scientifique, dont Antidote Europe a été une pionnière en Europe, est à présent bien établie. Fiable pour l’homme, rapide et d’un coût raisonnable, elle est déjà prise en compte par les réglementations internationales, par exemple pour mettre en évidence des effets toxiques multiples (et pas seulement cancérigènes) chez l’homme (2).

Une actualité récente a “mis sur notre table” le problème des OGM, qui sont déjà dans l’alimentation animale, donc in fine dans la nôtre. Les autorités voudraient refaire les études de toxicologie empirique des OGM qui ont conduit à la confusion actuelle : faudrait-il encore perdre 2 années pour constater que les tester sur rats peuvent, selon la lignée choisie, “prouver” n’importe quoi et son exact contraire, suivi d’autres années pour que les “experts” délibèrent et décident si oui ou non les résultats obtenus sur des rats sont applicables à l’homme ?

Nous n’avons plus le temps d’attendre ! La dégradation de la santé publique s’accélère singulièrement d’après les statistiques officielles sur l’incidence et la prévalence du cancer, du diabète, de maladies neurologiques, de l’autisme… Antidote Europe propose pour évaluer les OGM des tests fiables pour l’homme, rapides et d’un coût raisonnable. Son expertise est à disposition de tous ceux qui voudront mettre en oeuvre ces tests. En annexe de ce communiqué, un projet chiffré pour évaluer le maïs OGM NK603 et l’herbicide Roundup.

(1)http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0042768external link
(2) ALTEX 30, Jan 2013, p74

Annexe

PROJET POUR ÉVALUER LES EFFETS SUR LA SANTÉ HUMAINE DE L’HERBICIDE ROUNDUP ET DU MAÏS NK603

Proposé pour Antidote Europe par Claude Reiss, ex-DR CNRS, président et directeur scientifique

L’étude de Séralini porte sur les effets globaux du Roundup, du maïs NK603 qui le tolère, de la combinaison des deux et des métabolites éventuels de ces produits et de leurs combinaisons (les « facteurs » ci-dessous) sur des rats.

Ces rongeurs sont considérés, par Séralini et d’autres chercheurs, comme des modèles biologiques de l’homme, ce qui est une aberration, car aucune espèce animale n’est un modèle biologique fiable pour une autre, d’après la définition même d’une espèce, son isolement reproductif. Cet isolement signifie que les structures des gènes et les régulations de leurs expressions sont strictement spécifiques d’une espèce. Deux espèces vont donc réagir à un certain facteur avec des gènes différents, il n’y a donc aucune raison que les deux réactions soient identiques ou même seulement semblables.

Nous sommes intéressés par les évaluations toxicologiques des facteurs ci-dessus chez l’homme, en particulier chez les femmes (cancer mammaire). Nous proposons d’évaluer par toxicogénomique les activités induites dans des cellules humaines en cultures exposées à ces facteurs. Afin d’avoir une vue globale de ces activités, nous proposons de les évaluer sur des cellules humaines établies hépatiques (HEP2G), colorectales (CACO-2) et mammaires (MCF7), à deux concentrations (légèrement en-dessous du seuil de cytotoxicité, ec50 et par exemple ec50/10) , et pour deux temps d’exposition (par exemple 24h et 48h).

D’après les formules chimiques, à l’aide d’une analyse QSAR, on soupçonne que certains de ces facteurs pourraient induire des stress (oxydatifs en particulier), mimer l’effet d’hormones, être cancérigènes génotoxiques (mutagènes) et non- génotoxiques (dérèglement du cycle cellulaire), neurotoxiques (notamment durant le développement embryonnaire) et stimuler les réponses aux mauvais repliement/agrégation de protéines destinées à l’exportation (Alzheimer, diabète II…).

Pour vérifier ces soupçons, nous proposons d‘évaluer les dérégulations (stimulation ou inhibition) des gènes dont les dérégulations indiquent que la cellule exposée à l’un ou l’autre de ces facteurs est forcée dans l’une ou l’autre de voies pathologiques citées. Concrètement, pour assurer une totale fiabilité de la preuve de l’engagement de la cellule dans l’une de ces voies, on va évaluer 4 à 6 gènes marquant spécifiquement cette voie, soit 40 gènes marqueurs au total. On va mesurer les dérégulations de ces gènes « marqueurs » avec le plus de précision possible dans l’état actuel de la technologie « omics », par la méthode dite « q RT PCR ». Pour l’étude des métabolites, on expose les cellules au surnageant de la culture des cellules hépatiques, qui contient les métabolites recherchés.

Etude (A) : évaluation du Roundup. L’étude par toxicogénomique du Roundup est simple : actions sur HEP2G, CACO2 et MCF7 du glyphosate (1) et la polyoxyéthylèneamine (2) seuls, puis de leurs métabolites (produits par l’exposition de ces substances à des cellules hépatiques HEP2G) ; ensuite évaluation par toxicogénomique de leurs mélanges : substance 1 + substance 2, métabolite 1 + métabolite 2, substance 1 + métabolite 2 et substance 2 + métabolite 1, pour observer les dérégulations génétiques produites par ces mélanges et leurs éventuels effets synergiques.

Etude (B) : évaluation de la construction génétique de l’OGM. L’étude par toxicogénomique du maïs NK603 pourrait s’effectuer en deux phases :
(i) test du gène qui qualifie l’OGM et des gènes des constructions et reporters qui l’accompagnent (résistance à un antibiotique, contrôle et régulation de l’expression, etc). A cette fin, transfection de la construction génétique (disponible auprès deCRIIGEN par exemple) du maïs NK603, dans des cellules des organes et tissus humains, en priorité dans les cellules CACO2 de notre système digestif. Ces constructions, présentes dans nos aliments soit directement, soit indirectement à partir d’aliments issus d’animaux nourris avec l’OGM, sont en effet susceptibles, dans l’intestin par exemple, de pénétrer dans les cellules à partir du transit d’aliments les contenant.
(ii) exposition de lignées cellulaires humaines CACO2 au(x) produit(s) de(s) gène(s) de la construction génétique de l’OGM, notamment le glyphosate et la polyoxyéthylèneamine.

Etude © : évaluation globales Roundup + construction génétique. Etude par toxicogénomique des mélanges des facteurs testés dans les études A et B ci-dessus, sur cellules MCF7, CACO-2 et HEP2G. Durée des études : 3-4 mois. Coût : 350k€. Maître d’œuvre : Antidote Europe

CONTACT

Claude Reiss
Tel: (0)4 76 36 35 87